François de Rugy veut «troller» Fillon sur Twitter et se retrouve au cœur d’une polémique

OUPS Le député écologiste a publié sur Twitter les fiches de paie de ses assistants parlementaires dans le but de se moquer de François Fillon…

V.V.

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François de Rugy, candidat écologiste à la primaire à gauche en vue de l'élection présidentielle.
François de Rugy, candidat écologiste à la primaire à gauche en vue de l'élection présidentielle. — B.Guay / AFP

C’est l’histoire du trolleur trollé. François de Rugy, ancien candidat écologiste à la primaire de la gauche, se retrouve, ce mardi matin, au cœur d’une polémique pour avoir tenté de se moquer de François Fillon sur le réseau social Twitter.

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Réagissant à la polémique sur l’emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire, François de Rugy a publié, lundi soir, les bulletins de paie de deux de ses collaborateurs parlementaires. Accompagné du mot-dièse #PenelopeGate, le but du message était de montrer que Penelope Fillon était bien mieux payé qu’un assistant parlementaire classique.

Travailler plus pour gagner moins ?

Mais il n’a pas fallu longtemps pour que le message se retourne contre lui. Si François de Rugy a pris soin de dissimuler l’identité de ses deux collaborateurs, il n’a pas pensé à masquer le numéro de sécurité sociale qui a permis à de nombreux internautes de remarquer un écart de salaire entre son assistant masculin et son assistante féminine.

Pour avoir travaillé 151,67 heures au mois de janvier, son assistante a touché un salaire de 2.289,42 euros. Le problème, c’est que son assistant a travaillé moins d’heures (121,34 en l’occurrence) mais qu’il a touché un salaire de 2.434,16 euros. Un poil ennuyeux pour un élu qui s’est fait une priorité de lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes.

« Tourner sept fois ses doigts au-dessus du clavier… »

Devant la flambée de réactions sur le réseau social, François de Rugy a rapidement effacé son tweet. Mais la machine était lancée et le député écologiste a été contraint de se défendre. Auprès du Lab d’Europe 1, il a reconnu une « maladresse », expliquant qu’il « faudrait tourner sept fois ses doigts au-dessus de son clavier avant de tweeter ».

Sur le fond, il justifie la différence de salaire entre ses deux assistants non pas en raison de leur sexe mais de la différence de leurs missions. « Il y a une personne qui fait un travail plutôt de secrétariat, qui s’occupe de la gestion de l’agenda, des déplacements, etc., quand l’autre fait un travail législatif, de rédaction de propositions de loi et d’amendements. » Depuis, il n’a rien publié de neuf sur le réseau social laissant ses 22.500 abonnés dans l’attente.