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Seuls les vrais dresseurs connaissent ces 6 fun facts sur Pokémon

Ces six fun facts sur Pokémon que vous ignorez sûrement

culture PokémonDe sa conception sur Game Boy au design de Pikachu, le phénomène Pokémon cache encore quelques secrets étonnants
Pokémon : Comment devenir le meilleur dresseur
Rémi Capdevielle pour 20 Minutes

Rémi Capdevielle pour 20 Minutes

L'essentiel

  • La franchise Pokémon s’appelait initialement « Pocket Monsters » au Japon, et a été renommée « Pokémon » en Occident pour éviter toute confusion avec « Monster in My Pocket », ce qui n’a pas empêché un litige entre les deux marques.
  • Le développement de Pokémon a duré environ six ans, de 1990 à 1996, avec une équipe réduite d’environ dix employés chez Game Freak, qui est passée de 150 créatures initialement prévues à 151 Pokémon, pour atteindre aujourd’hui 1028 créatures.
  • Pikachu, le « Pokémon Souris », a en réalité été inspiré des écureuils pour ses joues capables de stocker de l’électricité, tandis que Mew, le « Pokémon originel », a été ajouté en secret avec seulement 300 octets libérés après la suppression des fonctions de débogage.

Pokémon devait s’appeler autrement

Avant de devenir Pokémon, la licence était officiellement baptisée « Pocket Monsters » au Japon. Lors de son arrivée en Occident, Nintendo a simplement retenu la contraction « Pokémon » pour éviter tout risque de confusion avec la franchise de jouets « Monster in My Pocket ». Une précaution qui donnera tout de même lieu à un litige entre les deux marques. La première génération originale baptisée Pokémon Rouge et Vert arrivera finalement en Europe en octobre 1999, sous les noms Pokémon Rouge et… Bleu.

Six ans pour donner vie à Pokémon

Non, l’univers Pokémon ne s’est pas formé en un claquement de doigts. Le projet initial remonte à 1990 et a nécessité environ six années de développement avant la sortie japonaise de Pokémon Rouge et Vert (qui deviendra donc Bleu chez nous) en 1996. Dans une interview avec Gamesradar.com en février dernier, Junichi Masuda, ancien programmeur et compositeur chez Game Freak, racontait que l’équipe avait d’abord imaginé une cinquantaine de créatures. Il avait ensuite proposé une sélection élargie de 150 (puis de 151) Pokémon. Trente ans plus tard, on en recense… 1 028.

Une équipe réduite

À ses débuts, Game Freak était une toute petite structure. Ken Sugimori, directeur artistique et responsable du character design de la première génération, expliquait en 2018 que l’entreprise comptait environ dix employés au départ. Trois personnes travaillaient d’abord à la création des Pokémon, avant que Atsuko Nishida, le character designer, ne rejoigne l’équipe. Koji Nishino, alors planificateur et chargé de la conception, raconte que les rôles étaient très mélangés. Faute de personnel, chacun devait mettre la main à la pâte dans des domaines différents. Et aujourd’hui encore, l’empire Game Freak ne compte pas plus de… 212 salariés.

Pikachu n’est pas vraiment une souris

Le célèbre « Pokémon Souris » est encore plein de surprises. Atsuko Nishida, character designer, révélait en 2018 s’être en fait inspirée des écureuils, et non pas des souris, pour imaginer les joues de Pikachu, capables de stocker de l’électricité. Le porte-étendard de la franchise aurait aussi pu avoir une évolution supplémentaire, nommée « Gorochu ». Une troisième forme après Raichu, présentée comme un « dieu du tonnerre », avec des crocs et des cornes. Mais cette évolution a dû être abandonnée en raison de la taille des données restreintes sur les cartouches de l’époque. Dommage.

Rhinoféros, le premier Pokémon

Bien avant Pikachu ou Dracaufeu, Ken Sugimori dessinait déjà des monstres pour passer le temps. Dans une interview publiée par le Nintendo Online Magazine en juillet 2000, il racontait avoir réalisé environ 20 à 30 premiers designs. Parmi eux, Rhinoféros est l’une des seules créatures à avoir survécu à cette toute première fournée. Il est également le premier Pokémon à être finalisé lors du développement de Pokémon Rouge et Bleu. Immortalisé sur les colonnes des arènes depuis les premières versions du jeu, le 112e Pokémon fait donc partie des pionniers de la franchise.

Mew a été ajouté en secret avec 300 octets

C’est lui le « Pokémon originel » et il aurait pu ne jamais exister. Shigeki Morimoto, programmeur et game designer chez Game Freak, racontait au site de Nintendo que Mew avait été intégré à la toute fin du développement, après la suppression des fonctions de débogage. Cette opération avait libéré à peine 300 octets sur la cartouche. L’ajout du Pokémon n° 151 relevait alors de la simple plaisanterie interne et devait rester secret. Mew n’était pas censé être découvert par le staff de Nintendo, et encore moins par les joueurs. À l’époque, il fallait provoquer un bug du jeu pour le dénicher. Sa présence dans le code contribuera pourtant à forger la légende du tout premier dieu de l’univers Pokémon.