Bruxelles : Les SUV pourraient être plus taxés que les autres véhicules

MESURE La taille et le niveau de pollution des véhicules pourraient prochainement être pris en compte dans le calcul de la taxe de mise en circulation en vigueur dans la Région bruxelloise

20 Minutes avec agence

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Illustration de la pollution automobile.
Illustration de la pollution automobile. — Martin Meissner/AP/SIPA

La Région bruxelloise pourrait prochainement imposer un impôt supplémentaire aux acheteurs de SUV. En Belgique, la taxe de mise en circulation (TMC) est actuellement gérée à l’échelle nationale, mais la situation va changer en janvier 2020, rappelle la RTBF.

Le gouvernement local pourra alors modifier les modalités de taxation pour atteindre un des objectifs évoqués dans sa déclaration de politique générale : « Dissuader l’achat de véhicules non adaptés aux déplacements dans un environnement urbain ».

Les SUV, un marché important en Belgique

Le calcul du montant de la TMC dépend aujourd’hui de la puissance du moteur et le type de carburant. La taille des voitures et leur impact sur l’environnement devraient être pris en compte dans le futur. La mesure vise notamment les SUV. Ces 4X4 urbain représentent 38 % des automobiles vendues en Belgique, indique L’Echo.

L’Agence Internationale de l’énergie estime par ailleurs que leurs émissions annulent les effets positifs des modèles électriques. Les SUV sont pourtant mis en avant par les marques.

Pollution et dangerosité

Ces dernières s’inquiètent d’ailleurs des conséquences des modifications de la taxation sur leur activité. « Le client ne sait plus quoi faire. Les taxes ne sont pas stables dans le temps, ni harmonisées. En tant que consommateur, ça freine les décisions d’achat. Ça freine le marché », déplore Jean-Marc Ponteville, porte-parole D’Ietren, distributeur d’Audi et Volkswagen. Le spécialiste estime cependant « logique » de « taxer les voitures polluantes ».

C’est bel et bien le cas des SUV, explique auprès de la RTBF Damien Ernst, expert en énergie. Il précise que cette catégorie de voiture « émet des NOx, du CO2 et des particules fines ». Il estime également que ces véhicules « sont dangereux pour les piétons et les cyclistes car le point d’impact est beaucoup plus haut qu’avec une autre voiture » et qu’ils prennent « beaucoup de place sur l’espace public ».