Tesla: Les délais de livraison de la Model 3 à 35.000 dollars s’allongent déjà

VOITURE ELECTRIQUE Face aux retards de livraison de sa Model 3 d’entrée de gamme, Tesla encouragerait ses clients à opter pour un modèle plus cher

20 Minutes avec agence

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La "Model 3" de Tesla.
La "Model 3" de Tesla. — STR TESLA MOTORS

Le modèle le moins cher de Tesla, la Model 3 à 35 000 dollars qui a fait son apparition au catalogue fin février, connaîtrait des retards de livraison. Au départ, le constructeur américain comptait sur des délais compris entre 2 et 4 semaines pour un exemplaire standard, rapporte Numerama. Sur le configurateur en ligne, il faut désormais compter entre 6 et 8 semaines d’attente.

Changer de modèle pour être livré plus tôt

Tesla aurait prévenu ses clients, rapporte The Drive. « Je viens d’avoir un appel de quelqu’un de Tesla pour m’encourager à opter pour une version avec plus d’autonomie. Autrement, ma configuration initiale ne sera pas disponible avant le mois de juin », indique ainsi un client sur la plateforme Reddit.

Certains d’entre eux redoutent que Tesla soit très en retard sur la production des Model 3 à 35.000 dollars. Il se dit même que la firme d’Elon Musk n’en aurait pas produit un seul exemplaire.

Une méthode visant à doper son chiffre d’affaires ?

Pour être livré dans les temps, Tesla conseille donc d’opter pour un modèle plus cher, avec des options et une plus grande autonomie. Mais il faut tout de même débourser 2.500 dollars supplémentaires pour avoir droit à la version Standard Plus de la Model 3.

Est-ce une stratégie de Tesla pour doper son chiffre d’affaires ? « Cela leur permet d’encourager la vente de la Standard Plus pendant trois mois en argumentant sur le fait qu’une version Standard Plus avec un bonus écologique de 3.750 dollars est peu ou prou au même prix qu’une version Standard avec un bonus de 1.875 dollars », pointe un internaute.

L’arrivée de la Model 3 a bouleversé le rythme de travail dans les usines. Les cadences ont augmenté et avec elles, les arrêts de travail. Le nombre de jours chômés par employé aurait ainsi doublé dans l’usine de Fremont (Californie), passant de 35 à 66 jours par an.