Tesla attaque quatre de ses anciens employés pour espionnage industriel

JUSTICE Le constructeur affirme que ses ex-salariés ont permis à leur nouvel employeur de gagner « des années de travail » en utilisant des informations provenant de Tesla

20 Minutes avec agence

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Elon Musk, le patron de Tesla le 14 juin 2018.
Elon Musk, le patron de Tesla le 14 juin 2018. — iichiro Sato/AP/SIPA

Tesla poursuit en justice quatre de ses anciens employés pour espionnage industriel. La plainte présentée ce mercredi devant un tribunal de Californie ( Etats-Unis) vise des salariés qui ont rejoint la start-up Zoox, spécialisée dans les moyens de transport autonomes, rapporte Business Insider. La firme les accuse de ne pas être partis les mains vides.

Pour les responsables de Tesla, ils n’auraient pas respecté leur contrat, qui les obligeait à assurer « la confidentialité des informations de Tesla » et leur interdisait de « débaucher des employés de Tesla pendant l’année suivant leur départ ». Or les quatre ex-salariés auraient embauché plusieurs de leurs anciens collègues.

Ils auraient aussi fourni à leur nouvelle société des éléments permettant à Zoox d’« économiser les années de travail nécessaires au développement et à la bonne gestion de ses propres opérations de stockage, de logistique et de contrôle de l’inventaire ».

La boulette d’un ex-salarié

Tesla explique avoir pris connaissance de ces agissements à cause d’une maladresse d’un des salariés mis en cause. Celui-ci aurait envoyé à l’ancienne adresse mail d’un autre « ex-Tesla » un document créé par la société d'Elon musk où toute mention du constructeur avait été remplacée par le nom et le logo de Zoox. L’entreprise qui attaque ses ex-collaborateurs en justice affirme aussi qu’un ancien superviseur d’entrepôt a envoyé des documents de l’entreprise sur son adresse mail personnelle.

Les quatre personnes visées par la plainte ne travaillent plus chez Zoox à ce jour. Mais plus de 100 anciens employés de Tesla sont aujourd’hui en poste au sein de la start-up californienne.

La société d’Elon Musk n’en est pas à sa première action en justice contre des salariés. L’été dernier, un ingénieur s'est vu réclamer 167 millions de dollars de dommages et intérêts pour avoir tenté de « saboter » le groupe et communiqué des informations à la presse.