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On fait le bilan (calmement) de cette phase de poule pour les Experts

Mondial de handball: On fait le bilan (calmement) de cette phase de poule pour les Bleus

HANDBALLL'équipe de France s'est bien amusée sur ce premier tour...
Nicolas Camus

Nicolas Camus

Voilà une bonne chose de faite. L’équipe de France a achevé son premier tour du Mondial par une ultime victoire contre la Pologne (26-25), jeudi. On va pouvoir maintenant (enfin) entamer la phase qui fait vibrer tout le monde, des joueurs aux spectateurs, celle à élimination directe. Avant cela, on fait un rapide débrief de ce qu’il s’est passé pour les Experts sur ces cinq premiers matchs. Il y a beaucoup de positif, évidemment, mais aussi une ou deux petites choses qui interrogent.

Les trucs cools

  • Bah, les victoires

Ça paraît bête à dire, comme ça, c’est un fait : c’est une très bonne chose d’avoir gagné ces cinq matchs de poule. Mine de rien, c’est une première depuis le Mondial 2009. Le plus compliqué, comme prévu, a été contre la Norvège (31-28). Mais justement, la densité clairement plus élevée qu’ont mise les Experts dans cette rencontre a été rassurante. Quand ça compte, quand il y a de l’adversité, l’équipe de France est là. « On s’est rassuré sur beaucoup de points, on s’est fait plaisir et on a aussi fait plaisir aux gens. Il n’y a que du positif ! », estime Valentin Porte. Et ces Bleus semblent en avoir encore pas mal sous le coude.

  • On a cartonné en attaque (et tout le monde s’y est mis)

Avec une moyenne de plus de trente buts inscrits (154 au total), les champions du monde en titre ont fait mieux qu’au Qatar il y a deux ans (143 buts). Une seule fois, la barre des 30 buts n’a pas été atteinte : lors du dernier match contre la Pologne, jeudi (26-25). Mais le fait d’avoir aligné une équipe bis, sans Nikola Karabatic de bout en bout, y est sûrement pour quelque chose.

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Tour à tour, Ludovic Fabregas (7 buts contre le Japon), Nedim Remili (5 buts contre la Norvège), Adrien Dipanda (8 buts contre la Russie) et Olivier Nyokas (7 buts contre la Pologne), pas forcément les plus connus, ont prouvé qu’ils pouvaient prendre leurs responsabilités. Encourageant. « On a travaillé beaucoup de choses différentes, et aujourd’hui on a vraiment un éventail très varié, qui nous permet d’aborder ce 8e de finale dans les meilleures conditions possible », apprécie coach Dinart. Pas mieux.

  • La jauge à essence est toujours au max

Daniel Narcisse n’a pas joué contre la Norvège, Nikola Karabatic et Valentin Porte sont eux restés sur le banc contre la Pologne. Mickaël Guigou et Luc Abalo ont été utilisés avec parcimonie sur les ailes. Bref, les cadres ont passé un premier tour très tranquille. Pendant ce temps-là, on l’a vu, les plus jeunes se sont bien amusés. Tout ce petit monde est frais et dispo pour les matchs couperet, c’est parfait.

Les trucs moins cools

  • Les penalties (scronieunieu de scronieunieu)

C’était l’une des grandes forces de la France par le passé. Grâce àGuillaume Joli et Micka Guigou, irréprochables dans ce domaine, les Bleus se sont sortis de bien des situations compliquées en assurant sur la ligne des jets de 7 mètres. Là, clairement, ils sont dans le dur. Guigou est dans une mauvaise passe, il le reconnaît lui-même sans problème lorsqu’on évoque le sujet avec lui (1 sur 3 pendant ce Mondial, après des échecs en préparation contre la Slovénie). Joli n’étant plus là pour assurer la relève, c’est Mahé qui s’y colle. Avec une réussite très moyenne. Il en a rentré 7 sur 12, et après son 0 sur 2 contre la Pologne jeudi, il a laissé la place à Abalo… qui s’est lui aussi raté. Bilan, 8 penalties gâchés sur 17. Sans conséquences pour le moment, mais il va falloir que ça cesse.

  • La blessure de Luka Karabatic

Ce ne sont évidemment pas les joueurs qui sont responsables, mais le forfait de Luka Karabatic pour le reste de la compétition après sa blessure contre le Japon est un point négatif quand même. Parce qu’il n’est pas dit que ça ne fragilise pas son frangin Nikola à un moment donné, et surtout parce que sa densité physique va manquer dans le secteur central quand des top joueurs vont se présenter en face - ce qui va arriver, rassurez-vous. Fabregas a pris de l’importance, Dipanda s’est reconcentré sur la défense, Sorhaindo est toujours aussi solide. Mais la faible adversité ne permet pas de dire, encore, que la France ne va pas se trouver en difficulté à un moment ou à un autre.