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Pas eu envie de suivre France-Japon? Voilà les cinq choses à en retenir

Mondial de handball: Pas eu envie de suivre France-Japon? Voilà ce qu'il faut savoir avant de partir en soirée

HANDBALLEntre autre, Abalo s'est un peu ennuyé et Luka Karabatic s'est blessé...
Nicolas Camus

Nicolas Camus

Vous avez sûrement eu mieux à faire de votre début de week-end, et on ne peut pas vous en vouloir. Ce France-Japon, deuxième match de poule pour les Bleus, était sûrement le match le moins intéressant sur le papier. Alors autant se réserver pour un peu plus tard, par exemple dimanche avec la Norvège, qui avait battu les Experts lors de l’Euro 2016 et précipité leur élimination avant les demi-finales. Mais pour que vous sachiez quand même quoi dire quand le sujet handball viendra sur la table plus tard dans la soirée, voici ce qu’il faut retenir de la victoire (31-19) face aux Japonais.

Une équipe mixte, pendant tout le match

Pas une seule fois, les joueurs qui forment a priori l’équipe type (Omeyer, Abalo, Sorhaindo, Guigou, Narcisse, Karabatic, Porte) n’ont été alignés ensemble. Dinart et Gille ont choisi de faire confiance à Mahé, Fabregas et Remili en première période, avec les cadres Narcisse et Guigou. Et puis en seconde, Niko Karabatic a fait son entrée, en compagnie d’Abalo et Accambray. Bref, tout le monde a bossé, tout le monde « monte en puissance » - comme on l’a beaucoup entendu en zone mixte après la rencontre -, tout le monde il est beau. Vivement dimanche qu’on rentre dans le (un peu plus) dur.

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On aurait quand même pu s’éclater un peu plus

Ce n’est pas nous qui le disons, c’est Luc Abalo. L’ailier s’est un poil embêté sur le terrain, ou en tout cas il aurait voulu voir plus de folie. « On a été un peu trop sérieux je trouve. On aurait dû tenter plus de choses, des trucs un peu fous, se faire plaisir quoi, estime-t-il. Enfin, je dis ça, mais le coach dit tout l’inverse hein. On a suivi les consignes, on a bien défendu. En attaque, c’était sérieux au final on a gagné, tranquille. »

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Valentin Porte n’est pas forcément de son avis : « Dans ces matchs, il ne faut rien lâcher quand même, continuer à travailler parce que même si là ça va, de gros matchs nous attendent derrière. Donc si on commence à faire n’importe quoi et jouer en dilettante ce genre de match, ce n’est pas une bonne préparation. » La vérité se situe sans doute au milieu (de rien pour l’analyse).

Les Japonais ont pas mal résisté (pendant 20 minutes)

La seule surprise de ce match aura finalement été que les Bleus ne sont passés devant au score qu’après trois minutes de jeu. La faute au gardien Kimura, à l’agilité déconcertante pour sa physiologie (il est un peu grassouillet, quoi), et à l’arrière Uegaki, qui a rendu fou Omeyer avec ses tirs improbables (4 buts).

« C’est un type de joueurs qu’on a moins l’habitude de rencontrer, relevait après coup le gardien français. Ils ont un jeu spécial, ils jouent beaucoup en croisé, des fois ils attendent très longtemps avant de déclencher, des fois ils font des tirs hyper rapides… »

A 10-8 pour les Bleus après 20 minutes de jeu, on n’a pas non plus eu peur. Mais on attendait quand même beaucoup mieux. Ça a été le cas ensuite (17-9 à la mi-temps, 29-14 à dix minutes de la fin…). En partie grâce à l’énorme performance de Ludovic Fabregas.

Fabregas, c’est costaud pour un mec de 20 piges

Le tout jeune pivot des Bleus continue de nous surprendre. Solide en défense, on s’en était rendu compte pendant les JO, il s’est aussi régalé en attaque cette fois, avec 7 buts inscrits en autant de tentatives. Ses 100 kg ont fait exploser la frêle défense japonaise. « Je gratte du temps de jeu, c’est génial pour moi, dit-il. J’apprends très vite grâce à tout le monde, je continue ma progression petit à petit. » Elu homme du match, il fait vraiment plus que ses 20 ans, croyez-nous.

On a un peu peur pour Luka Karabatic

Sorti dès les premières minutes de jeu, Luka Karabatic n’est même pas resté sur le banc. Retour aux vestiaires direct pour le cadet des frangins. Diagnostic livré après la rencontre par Didier Dinart : « C’est une entorse. Le médecin n’était pas plus inquiet que ça mais on ne peut pas vraiment se prononcer. Il va passer des examens demain matin [samedi]. C’est vraiment la seule chose négative de la soirée », souffle le coach.