Mondial de handball: Apprenez les gestes qui sauvent... Sorhaindo vous explique le coup de cul pour prendre position devant la zone

HANDBALL Les Experts nous racontent leurs petits «trucs», pas toujours réalisés avec la plus pure innocence...

Nicolas Camus

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Ah lala, les gosses...
Ah lala, les gosses... — De Isidro/PHOTOCALL3000/SIPA

C’est beau, le hand. La majestuosité d’un tir à 9 mètres qui nettoie la lulu, le délice d’une roucoulette qui contourne le gardien, l’ingéniosité d’un kung fu qui retourne la défense… C’est magnifique, mais en vrai, ce n’est pas ça l’important. Le hand, c’est aussi et surtout le combat, le défi psychologique, la ruse. Pour rendre hommage à ce qui fait l’essence de ce sport, 20 Minutes a convoqué les Experts pour qu’ils nous expliquent leurs petits « trucs », pas toujours réalisés avec la plus pure innocence. A montrer dans toutes les écoles de hand.

Aujourd’hui, « le petit coup de hanche pour se faire de la place devant la zone », par Cédric Sorhaindo

La prise de position

« C’est vraiment le plus important. On se fait bouger dans tous les sens. Le but, c’est de bien rester sur ses appuis. Il faut se mettre perpendiculaire à la zone pour ne pas se faire pousser dedans. Après, il faut d’adapter selon les situations, qui on a sur le terrain. Si dans mon équipe c’est un jeune joueur qui monte le ballon, les défenseurs vont moins monter dessus donc c’est plus compliqué. Si c’est Niko Karabatic qui déboule, ils vont sortir plus haut et ça peut m’ouvrir des espaces. Et moi, selon le type de défenseur en face - un plus agile, qui va chercher à couper les trajectoires, ou un plus lourd, qui va tout miser sur son corps pour t’empêcher de prendre ta position -, je m’adapte aussi ».

La réception du ballon

« Tout est une question de timing. Dans la relation avec l’arrière ou le demi-centre, déjà, et surtout pour savoir à quel moment il faut bloquer parce qu’on ne pourra pas garder la position trop longtemps. C’est une question de vice, d’expérience. Ce sont des petites choses qu’on apprend avec le temps et qui deviennent instinctives. On peut mettre un petit coup de fesse, mais souvent on joue plus sur le mouvement. Le truc, c’est de ralentir le dixième de seconde qu’il faut pour déséquilibrer le défenseur et avoir un coup d’avance sur lui ».

Les Croates, aussi, ils adorent en rajouter...
Les Croates, aussi, ils adorent en rajouter... - JOSE JORDAN / AFP

« Il faut penser aux défenseurs, bien suivre la course de notre arrière, se placer par rapport à la combinaison annoncée… Bref, il y a énormément de paramètres à prendre en compte. En en parlant comme ça, je me rends compte que ce n’est pas simple ! C’est plus instinctif sur le terrain ».

Le shoot

Donc, là, il vient de tirer. Dans cette position...
Donc, là, il vient de tirer. Dans cette position... - Ben Curtis/AP/SIPA

« La clé, c’est d’apprendre à rester en maîtrise alors qu’on est dans des positions vraiment pas confortables. Un sacré boulot ! D’ailleurs, on est amené à shooter dans des conditions de plus en plus difficiles je trouve, du fait de l’évolution du sport, qui est de plus en plus rugueux. Plus de contacts sont acceptés sur le pivot depuis ces dernières années. Il faut savoir se protéger, et en profiter aussi. Avant on avait le temps de prendre la balle, jeter un œil et s’élancer. Ce n’est plus le cas. On doit apprendre à tirer alors qu’on est poussé de partout, voire parfois à retarder le saut pour aller chercher les deux minutes [contre le défenseur]. Des blessures ? Oui, très souvent ! Je sors avec des bleus, des doigts en vrac… Mais au final on s’acclimate, et on aime ça ».

Sanka man, t'es mort?
Sanka man, t'es mort? - Bravo Press SA/REX/REX/SIPA