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PSG: «Faire jouer l'équipe féminine dans un Parc des Princes vide, ça serait totalement incohérent»
FOOTBALL•Les Parisiennes accueillent, dans l'enceinte des hommes, Glasgow en quart de finale de la Ligue des champions samedi...Propos recueillis par Romain Baheux
Elles n'y avaient pas mis les pieds depuis l'arrivé des Qataris au club. Samedi, les Parisiennes délaisseront le stade Charléty pour disputer leur quart de finale retour de Ligue des champions contre Glasgow (19h) au Parc des Princes. En ballottage favorable après sa victoire au match aller (2-0), le club espère réunir plus de 12.000 personnes dans l'enceinte habituellement dédiée à Zlatan Ibrahimovic et ses partenaires. Directeur général adjoint du PSG plus particulièrement en charge des féminines, Philippe Boindrieux explique le choix de délocaliser la rencontre et détaille la politique du club.
Le choix du Parc des Princes
«Il est avant tout sportif. La pelouse est déjà très utilisée pour les hommes et vu la nécessité d’en avoir une d’excellente qualité, c’est compliqué d’y faire jouer les femmes. Là, Les choses se positionnent bien car ce quart de finale tombe pendant la trêve internationale. Il y a aussi un côté symbolique. Ça permet de souligner l’importance que le foot féminin a pour son président et son actionnaire. Pour les joueuses, c’est une mise en valeur importante mais c’est aussi une pression supplémentaire. Là, les choses se passent bien donc c’est plus facile de le faire contre une équipe comme Glasgow.»
« Les Parisiennes au Parc des Princes à la veille du 1/4 de finale retour d'@UWCL face à @GlasgowCityFC ! pic.twitter.com/SLvgu3do6A — PSG Officiel (@PSG_inside) 27 Mars 2015 »
L'affluence espérée
«Pour l'instant, on a déjà distribué douze mille places. On est sur une demande très élevée, c’est le double de ce que l’on réalise sur un PSG-Lyon. Si on peut atteindre ce chiffre ou monter jusqu’à quinze mille, on sera sur une affluence très forte. Même dans un pays comme l’Allemagne, on a rarement fait beaucoup mieux pour une compétition de clubs. C’est aussi très important de faire venir du monde. S’il n’y a que trois mille personnes, ça serait totalement incohérent. C’est sympa pour les filles de jouer au Parc mais si le stade est vide, ça sonnera encore plus creux que dans un stade de 20.000 personnes.»
Pourquoi le PSG investit dans une équipe féminine
«C’est dommage de se priver la moitié de la population. Les femmes se sont longtemps tenues à l’écart car c’était considéré comme un sport très masculin. Quand vous voyez aujourd’hui des jeunes filles qui s’y dirigent, c’est qu’il existe un très fort potentiel. On va chercher des populations intéressantes en développant ça. Nos leviers pour exister? On utilise la marque. Le Paris Saint-Germain, ça parle à tout le monde. Il faut construire une très bonne équipe pour avoir des résultats et chercher des titres pour attirer des spectateurs.»
La domination de l'OL
«Sauf catastrophe pour Lyon, on n’ira pas chercher le titre de champion de France cette saison. Le match contre l'OL (perdu 4-0 à Charléty en février) nous a montré qu’il restait du travail. Les deux équipes sont assez proches techniquement mais la différence se fait sur l’expérience et la force mentale. On n’est plus très loin de l’OL aujourd’hui. Dire que le foot féminin ça n’est que Lyon aujourd’hui, je trouve ça faux. En termes de titres, il n’y a pas photo mais l’attractivité du Paris Saint-Germain n’a jamais été aussi forte. Des joueuses très connues ont envie de jouer au PSG.»
« Belle prestation d notre OL féminin 0/4 contre une très bonne équipe de Rouen et une joueuse de grand avenir Neima N 11 et 1 grde gardienne — Jean-Michel AULAS (@JM_Aulas) March 14, 2015 »
L'investissement de Nasser dans la section féminine
«Laura Georges (joueuse du PSG qui avait critiqué l'investissement personnel de Nasser Al-Khelaïfi) a eu l’occasion d’en parler au président. Nasser Al-Khelaïfi a énormément d’activités, il court dans le monde entier et peut-être qu’il est effectivement moins présent aux matchs que Jean-Michel Aulas. Je suis allé quelques fois à Lyon et il se trouve qu’il n’était pas toujours là non plus car lui-même a des obligations. Ce qui est important, c’est d'avoir deux présidents qui ont extrêmement envie de développer le foot féminin. Après la présence, ça dépend surtout des agendas.»


















