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Mercato: Le Bayern refuse de participer à cette «folie» quitte à ne plus jouer les premiers rôles en Ligue des champions
FOOTBALL•Uli Hoeness préfère ne pas viser la victoire en Ligue des champions que d'acheter des joueurs à plus de 100 millions d'euros...William Pereira
Le Bayern Munich va-t-il perdre du terrain sur la scène continentale ? A en croire les dernières déclarations d’Uli Hoeness, c’est fort possible. Le patron du club bavarois a déclaré ne pas vouloir à la « folie » actuelle des transferts même si cela devrait affecter les résultats du Bayern en Ligue des champions.
Le Bayern, cinq fois vainqueur de la Ligue des Champions, revoit ses ambitions à la baisse
« Je ne veux pas acheter un joueur pour 150 ou 200 millions d’euros, je ne veux pas participer à une telle folie, ce sont des choses que nous refusons totalement au Bayern », a déclaré la figure historique du club.
Du coup, le détenteur du record du nombre de titres en Bundesliga et cinq fois vainqueur de la Ligue des Champions revoit ses ambitions à la baisse. « Tant que de telles folies auront lieu sur le marché des transferts, il ne sera plus possible de planifier une victoire en Ligue des Champions », a-t-il dit, « nous voulons devenir champions d’Allemagne ».
220 millions d’euros dépensés par City… beaucoup moins pour le Bayern
Le PSG tente actuellement de débaucher Neymar pour 220 millions d’euros, tandis que le Real Madrid aurait trouvé un accord de principe avec Monaco pour l’attaquant français Kylian Mbappé pour 180 millions d’euros.
En Angleterre, Manchester City est l’équipe qui a le plus dépensé avec plus de 220 millions d’euros pour recruter Benjamin Mendy, Bernardo Silva, Kyle Walker, Ederson, Danilo et Douglas Luiz.
En comparaison, le Bayern est resté jusqu’ici plutôt sage. James Rodriguez est arrivé en prêt du Real Madrid avec option d’achat. Le club a aussi recruté le Français Corentin Tolisso pour 47,5 millions d’euros si tous les bonus s’appliquent.
Uli Hoeness a mis en garde contre une réaction négative des supporteurs si la tendance inflationniste se poursuit. « Je me demande si sur la durée on va pouvoir faire accepter ça aux spectateurs, les dirigeants doivent se demander si tout cela est bien raisonnable », a-t-il dit.


















