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JO 2016: Renaud Lavillenie s'explique dans les médias brésiliens et évoque «une maladresse»

JO 2016: Renaud Lavillenie s'explique dans les médias brésiliens et évoque «une maladresse»

JEUX OLYMPIQUESLe perchiste est revenu sur le concours de la perche, sa comparaison avec Owens et les sifflets du public…
A.Mag.

A.Mag.

Sifflé par le public de Rio pendant le concours de la perche, puis sur le podium olympique, pendant la remise des médailles, Renaud Lavillenie n’a pas accepté le traitement que lui a réservé le public brésilien.

Blessé, l’athlète avait alors eu des propos très dur et plutôt déplacé, après son élimination, se comparant à Jesse Owens aux JO de 1936 « C’est la première fois qu’on voit ça en athlé. Je pense que la dernière fois qu’on a vu ça, c’est quand Jesse Owens a couru en 1936 (…) Ça fait chier d’avoir un public de merde comme ça sur des JO. (…) On n’est pas au foot ».

Mercredi, et comme l’a repéré RMC Sport, le français a fait une tournée des médias locaux pour expliquer ses propos, sans pour autant les retirer. Aidé par sa compagne et de son agent, Lavillenie a donné sa version des faits.

Renaud Lavillenie aux JO de Rio
Renaud Lavillenie aux JO de Rio -  Matt Dunham

« A aucun moment, je ne vais retirer les propos que j’ai eus parce que c’était vraiment très dur à supporter. Je suis quelqu’un qui dit les choses et je ne pouvais pas me taire. J’ai tenu à profiter de l’opportunité de venir sur ces plateaux brésiliens pour montrer au Brésil que l’image qu’ils ont voulu montrer de moi n’est pas la vraie image. Le sport olympique, ce n’est pas ce qu’on a pu voir», a raconté le perchiste.

Le français, battu par le local, Thiago Braz Da Silva, a aussi tenu à expliquer le déroulement du concours de saut. « La compétition avait très bien débuté, le public encourageait tout le monde. Et quand Thiago a passé 5m93, ils ont commencé à siffler les adversaires. Comme à mon habitude, j’ai demandé le soutien du public avant de sauter 5m98, et à la place, j’ai eu les sifflets. Et là j’ai fait le geste nul (pouce baissé), parce que je ne m’attendais pas à ça. À partir de ce moment-là, le public était contre moi, et m’empêchait de sauter. Et sur mon dernier saut, les bruits étaient tellement forts… On a besoin de beaucoup de concentration lorsqu’on saute ces hauteurs. »

Ouais ça s’appelle jouer à l’extérieur et face à un public hostile, mais ça, ce sont les handballeurs français qui en parlent le mieux.

Autre fait marquant de cette interview donnée au groupe Globo, Lavillenie a tenté d’expliquer la comparaison entre lui et le médaillé d’or du saut en longueur des JO de 1936 à Berlin. « Ça a été une maladresse. À aucun moment je n’ai pensé à l’Allemagne nazie, a rectifié l’athlète de 29 ans. Quelques semaines auparavant, j’avais vu le film sur Jesse Owens (qui est pas mal du tout soit dit en passant) et j’ai vu que l’Allemagne était très hostile dans le public, et ça m’a fait penser à ça. Mais à aucun moment il n’y a eu une connotation raciste dans mes propos ».