Belgique-Etats-Unis: Les scénarios de Marc Wilmots
COUPE DU MONDE•Le sélectionneur belge peut écrire une nouvelle page de l’histoire des Diables Rouges…Corentin Chauvel
De notre correspondant à Rio de Janeiro
Légèrement décevante dans le jeu, la Belgique est pourtant l’une des rares équipes du Mondial à avoir gagné ses trois matchs de poule. Avant d’affronter les Etats-Unis en huitièmes de finale ce mardi, les Diables Rouges s’annoncent une nouvelle fois comme favoris. Leur sélectionneur, Marc Wilmots, n’aime pas ce statut, mais il fait preuve à chaque rencontre d’une détermination sans faille: «Je n’ai que des certitudes.»
A l’entendre, l’ancien milieu de terrain de Bordeaux sait toujours comment vont se dérouler les matchs. A chaque conférence de presse, avant ou après la rencontre, Marc Wilmots parle de ces «scénarios» déjà établis: «J’ai toujours des scénarios dans ma tête, je ne regrette jamais mes choix».
«Cela tourne souvent comme je le pensais»
Contre l’Algérie, les Belges ont mis du temps à rentrer dans la rencontre, ont été menés avant de faire la différence en deuxième période. «Le scénario était prévu, on les a bien fatigués avec beaucoup de métier, sans s’énerver», déclare le sélectionneur à l’issue du match. Déjà à la mi-temps, il raconte qu’il avait annoncé à ses joueurs: «On va marquer et changer le cours du match!».
D’où sort-il donc tous ces scripts? «J’observe beaucoup, je ne rêve pas d’un scénario à chaque fois, mais il faut pouvoir le faire évoluer au cours du match et cela tourne souvent comme je le pensais», explique Marc Wilmots à 20 Minutes après le match contre la Russie. Contre la sélection de Fabio Capello, «j’ai vu ce que je pensais voir, je ne voulais pas tomber dans leur piège», précise-t-il.
«Ce qui compte c’est de gagner»
Toutes ces certitudes sont le fruit d’un savant travail de vidéo puis de coaching. «Je regarde les dix derniers DVD de chaque équipe, je connais tout d’eux, on peut tout anticiper et j’utilise alors toute la force du noyau de mon équipe pendant le match», souligne Marc Wilmots. Jusque-là, cela a payé à chaque rencontre, ses précieux et talentueux remplaçants faisant la différence.
Un peu en dedans en poule, les Belges joueront désormais plus «libérés», promet le technicien, même si ce dernier n’a que faire du beau jeu que les observateurs attendent de son équipe. «Jouer le plus beau foot? Mais ça veut dire quoi? Ce qui compte c’est de gagner, de passer. On va en huitièmes avec beaucoup d’envie de passer en quart, le reste c’est de la littérature», se défend le Belge après le match contre la Corée du Sud. Lui, ce qu’il aime, c’est le cinéma et Jürgen Klinsmann, le sélectionneur des Etats-Unis, compte bien lui proposer un match au script tout à fait hollywoodien: «Un nouveau tournoi commence, c’est complètement différent. Le scénario est très clair: vous gagnez ou vous perdez.»


















