Le vendredi 1er décembre au matin, une vidéo de torture de chat est apparue sur Twitter. On y voit un jeune Californien se faisant filmer en train de lancer un félin qui retombe plusieurs mètres plus loin sur le bitume (la vidéo est ici, attention, c’est moche).

Premier point : le chat a une patte cassée, mais il s’en sortira, et il s’appelle Spot.

Second point : les polices de Fontana et d’Ontario, en Californie, n’ont pas pris la chose à la légère. Dans un communiqué samedi, la deuxième indique avoir été informée par des internautes d’un cas « d’abus sur un chat par un jeune homme ».

Mais en attendant que la police retrouve l’auteur de l’acte de torture, sur les réseaux sociaux, la chasse au jeune homme a été très vite : des dizaines de tweets mentionnent désormais son nom, son adresse, son numéro de téléphone, son compte Snapchat, son lycée, son âge (17 ans), etc. Tout a été compilé par les internautes sur une page Everipedia, sorte de Wikipedia alternatif.

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Spot comme Oscar

Cette histoire est similaire à un fait divers en France. Sur Facebook, le 22 janvier 2014, un Marseillais de 25 ans avait diffusé une vidéo de lui torturant un chaton nommé Oscar, en le lançant contre un mur. Deux pétitions cumulant environ 400 000 signatures et les signalements des internautes avaient mobilisé l’opinion publique, et l’auteur des faits avait été interpellé. Le 3 février, il était condamné à un an de prison ferme.

En octobre 2017, la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (la SPA britannique), a alerté sur la hausse incroyable du nombre d’actes de maltraitance envers les animaux sur le réseau social Snapchat : +340 % en moins de deux ans. La Société protectrice des animaux avait alors indiqué à 20 Minutes ne pas avoir de chiffres sur la pratique en France.

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Pour ceux qui veulent alerter les autorités, il existe plusieurs moyens, outre un signalement de la vidéo sur le réseau social utilisé : la plate-forme Pharos du ministère de l’Intérieur avait notamment servi dans le cas du chat Oscar, et Interpol peut traiter ce type de signalement à l’international.