Capture d'écran des vœux de Jean-Luc Mélenchon publié sur sa chaîne YouTube le 5 janvier 2017.
Capture d'écran des vœux de Jean-Luc Mélenchon publié sur sa chaîne YouTube le 5 janvier 2017. - Jean-Luc Mélenchon

C’est une série de messages, postés vendredi 6 janvier sur le réseau social Twitter par Stéphan Barrère, qui a interpellé un journaliste de BuzzFeed FranceCet interprète en langue des signes (LSF) a dénoncé, dans une série de tweets, la piètre qualité de traduction proposée sur la vidéo de vœux de fin d’année de Jean-Luc Mélenchon.

Il dénonce une logique gestionnaire menée par l’équipe du candidat à l’élection présidentielle, qui, « pour des raisons d’argent » a « refusé de faire travailler des professionnels diplômés ». Ce spécialiste met également en cause Antoine Bonnet, qui assure (visiblement très mal) la traduction sur la vidéo.

Interviewé par BuzzFeed, M. Barrère détaille : « C’est n’importe quoi, et ça se voit tout de suite. La langue des signes, c’est une langue avec une grammaire. Là, il entend les mots et les traduit, mais sans aucun lien entre eux. » Le site a également recueilli la version d’Antoine Bonnet, militant bénévole pour Jean-Luc Mélenchon, qui a reconnu ses lacunes : « Je ne suis pas interprète diplômé […]  Je l’ai fait pour remplacer. Mais les conditions n’étaient pas faciles. Les sujets étaient très compliqués, on n’entendait pas bien. C’était très difficile. »

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L’épisode rappelle la séquence hallucinante de l’imposteur lors des obsèques de l’ancien président sud-africain, Nelson Mandela, en décembre 2013, offusquant à l’époque l’ensemble de la population. L’homme était alors inconnu des sourds d’Afrique du Sud et des d’interprètes locaux. Il s’était contenté de gesticuler et d’agiter ses mains dans tous les sens.

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