Jean Laurent Schaud, PDG de Ween, et Nathanael Munier, co fondateur, partis au CES de Las Vegas pour séduire de nouveaux investisseurs.
Jean Laurent Schaud, PDG de Ween, et Nathanael Munier, co fondateur, partis au CES de Las Vegas pour séduire de nouveaux investisseurs. - WEEN

190 entreprises françaises ont fait le déplacement à Las Vegas pour le salon de l’électronique Consumer Electronics Show. A la clé, la réalisation d’un certain rêve américain. Emmenée par Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, présent sur place cette semaine, la délégation a déjà atteint un premier objectif : faire parler d’elle. « Lorsque tu te rends aux Etats-Unis, la French Tech possède une vraie image et cela t’aide. Notre gouvernement et ses ministres successifs ont fait du très bon boulot pour mettre en avant la technologie française. En quelques années, l’état d’esprit a fondamentalement changé », constate Jean-Marc Prunet, président de Myfox, société toulousaine spécialisée dans les caméras et systèmes de surveillance pour la maison.

 

La French Tech a même son logo. Sur le CES des autocollants - DR

 

Autre habitué du CES qu’il fréquente depuis 15 ans, le PDG de Parrot Henri Seydoux ne tarit pas d’éloges sur le salon : « C’est le Festival de Cannes de l’électronique. Sa couverture médiatique y est exceptionnelle, avec des journalistes du monde entier à la recherche de nouveautés. Le CES est idéal pour faire le buzz ». Mais pour le patron de Parrot qui présente sur son stand son aile volante nommée Disco, le salon de Las Vegas constitue aussi « un écosystème où l’on rencontre plein de personnes que l’on ne verrait pas forcément ailleurs : des gens de la partie, des concurrents, des investisseurs. Pendant 4 jours, toute l’industrie est là ».

Une clé pour ouvrir les portes du monde de la high-tech

Pour certaines start-up françaises, l’édition 2016 du Consumer Electronics Show est aussi une première. Leur objectif à atteindre est souvent synonyme de sésame dans le monde de la high-tech. « La motivation première c’est de montrer notre savoir faire, et avoir le ressenti des gens d’un point de vue autre que franco-français. L’idée étant de pouvoir ajuster notre offre pour s’ouvrir à un marché le plus large possible », explique Lionel Heymans, le fondateur de 42tea, une start-up qui développe une solution pour parfaitement maîtriser l’infusion d’un thé.

 

Même quête pour Ween, une jeune pousse aixoise qui travaille sur un thermostat intelligent capable d’adapter la consommation d’énergie en temps réél. « Le CES est l’occasion pour nous de développer notre visibilité à l’international et de séduire de nouveaux investisseurs », précise Jean Laurent Schaub, PDG de Ween. La société vient d’ailleurs de lever 2 millions de dollars pour son développement après une première collecte de 41.000 euros il y a 2 ans sur le site participatif KissKissBankBank. Opportunité unique, le CES est aussi et surtout pour la French Tech l’occasion d’affirmer un indiscutable savoir-faire made in France. Pour Simon Mencarelli, dirigeant de France Craft Auto qui développe des véhicules électriques personnalisables, le Consumer Electronics Show reste « l’occasion de préparer notre futur développement sur le marché américain et de rencontrer des investisseurs de la côte Ouest. Notre produit est à maturité et en avance par rapport à des projets locaux en gestation ». « Les français sont à la pointe de l’innovation et de la séduction. Le CES ne devrait pas nous résister », renchérit Cyrille Delahode, responsable de la production et du développement de Bluetens, société spécialisée dans les objets connectés orientés sur la santé et le bien être. La French Tech ? La Silicon Valley finira bien par nous l’envier…

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