Dora Christian
L'essentiel
- Eva Longoria, a confié au magazine « Popsugar », utiliser la radiofréquence pour avoir une peau « plus ferme », notamment au niveau du ventre.
- La radiofréquence est un soin non invasif qui utilise la chaleur et la lumière LED pour stimuler la production naturelle de collagène et d’élastine.
- Le traitement se déroule en plusieurs étapes avec le passage de différentes pièces à main sur le visage ou le corps, à une température maintenue à 42 °C.
Vous avez toujours voulu savoir le secret beauté d’Eva Longoria ? À 51 ans, la star de la série Desperate Housewives affiche un glow iconique. Et ce n’est pas juste parce qu’elle le vaut bien ! Sa skincare et son hygiène de vie particulièrement saine y sont pour beaucoup, notamment grâce à ses séances de cardio et de renforcement musculaire hebdomadaire. Dans une interview à PopSugar, l’actrice a révélé son petit plus pour avoir la peau « plus ferme » : elle utilise la radiofréquence pour afficher un teint lumineux et une peau rebondie. Mais qu’est-ce que c’est ?
Qu’est-ce que la radiofréquence ?
La radiofréquence est une technologie qui utilise la chaleur pour pénétrer les couches profondes du derme afin de stimuler la production naturelle de fibres de collagène et d’élastine. Elle associe également la lumière LED et des mouvements de drainage, et s’utilise sur le corps comme sur le visage pour offrir un résultat complet. C’est précisément cet aspect 3 en 1 qui a séduit Eva Longoria. Celle-ci explique en effet à PopSugar, qu’elle cherchait à « réveiller la stimulation du collagène au niveau du ventre », pour « remodeler la peau ». Un sentiment qui est loin d’être anecdotique quand on sait que, dès 25 ans, le corps produit de moins en moins de collagène.
À 20 Minutes, Élodie Zeitoun, fondatrice du centre d’esthétique Contour Paris, explique qu’en prévention, un soin qui inclut la radiofréquence contribue à entretenir le capital collagène, de retarder l’apparition des premières rides et d’apporter un glow instantané. Pour les peaux plus matures, il peut agir en traitement pour « atténuer visiblement les rides et ridules déjà installées et redonner de la fermeté ». Même s’il ne s’agit évidemment pas d’un soin miracle. Il faut d’ailleurs effectuer des séances régulièrement pour entretenir les résultats, que ce soit chez un dermatologue ou dans un institut.
Contrairement au Botox, qui va paralyser un muscle pour lisser une ride sans traiter la qualité, l’éclat ou la fermeté globale de la peau, « ce soin est non invasif et permet de garder un visage lumineux et naturel sans altérer ses expressions ». En clair, c’est l’alternative idéale si l’on recherche de la fermeté et du glow sans passer sous le bistouri.
Comment se déroule un soin « Collagen boost » par radiofréquence ?
1. Préparation de la peau. On applique de la glycérine végétale, qui permet de bien conduire les ondes tout en réhydratant la peau en profondeur.
2. Traitement. On travaille un côté puis l’autre avec différentes pièces à main pour pouvoir comparer le résultat immédiatement. On traite le cou (indispensable pour éviter toute démarcation avec le visage), puis on remonte jusqu’au front. Durant le soin, la température est maintenue à 42 °C, car « c’est la température exacte à partir de laquelle le corps commence à reproduire du collagène. Si l’on reste en dessous, il n’y a pas de stimulation ; si l’on monte trop haut, on risque d’endommager les tissus graisseux », explique la professionnelle.
3. Passage aux zones ciblées. On termine en insistant sur les zones à cibler avec la petite pièce à main pour travailler, (cernes, ride du lion, sillons nasogéniens). Quant à la grande pièce à main, elle peut être utilisée pour le corps, notamment les cuisses ou le ventre, comme le fait Eva Longoria.
Le prix d’une séance de radiofréquence peut s’élever à 150 euros environ dans les instituts. Élodie Zeitoun justifie ce tarif par la qualité des équipements, notamment la nouvelle génération de cette technologie : la radiofréquence multifréquence et multipolarisée qu’elle utilise notamment dans son institut. « C’est une technologie beaucoup plus moderne qui permet de varier les profondeurs d’action, en travaillant à la fois en surface et en profondeur dans le derme », explique la praticienne. De plus, « j’utilise du matériel qui respecte des normes strictes de sécurité », souligne-t-elle. Ce qui n’est pas toujours le cas !
En effet, « il existe des contrefaçons de composants et de consommables dans le secteur des équipements esthétiques », nous informe Victor Llapasset, ingénieur scientifique de la marque française Contour Paris, fabricant d’appareils esthétiques professionnels et médicaux.
Dans le cas d’un matériel hors normes ou une personne non qualifiée à l’utilisation de cette technologie, les principaux risques sont les brûlures, les douleurs, les rougeurs, les taches pigmentaires et parfois les cicatrices. « Ils peuvent être liés à l’appareil, à de mauvais réglages ou au non-respect des contre-indications. Même une machine conforme demande une utilisation maîtrisée », insiste l’ingénieur. Pour s’assurer de la conformité des machines utilisées, il y a parfois la possibilité de retrouver les professionnels de santé ou de l’esthétique affiliée à la marque d’un fabricant, comme c’est le cas chez Contour Paris. Car malheureusement, « l’apparence de la machine ou un certificat affiché sur un site ne suffisent pas », prévient le professionnel.