Quels sont les bienfaits de l'huile de coco ?
Ultra nourrissante, l’huile de coco mérite qu’on s’y attarde. Cuisine, soins, acné… on fait le triFostine Carracillo pour 20 Minutes
L'essentiel
- L’huile de coco a ses atouts, surtout pour nourrir les cheveux secs et apaiser les peaux en manque de confort.
- En cuisine, il vaut mieux l’utiliser avec modération, pour son goût plus que pour ses bienfaits santé.
- Sur les peaux grasses ou acnéiques, elle peut vite faire plus de mal que de bien.
Chouchou des routines naturelles, l’huile de coco fait le bonheur des peaux sèches grâce à son côté ultra nourrissant. Mais attention : l’huile que vous avez dans votre cuisine n’a rien à voir avec celle pensée pour la peau. On vous aide à y voir clair pour l’utiliser sans faire d’impair.
Faut-il encore miser sur l’huile de coco côté santé ?
Hier star des rayons bio, l’huile de coco a longtemps surfé sur la vague healthy, entre promesses minceur et aura bien-être. Mais aujourd’hui, l’engouement s’essouffle, et pour cause : côté nutrition, elle n’a rien de révolutionnaire. Elle ne fait pas baisser le cholestérol, n’est pas meilleure que les autres huiles pour la santé, et son point de fumée relativement bas en fait une piètre candidate pour la cuisson.
En chauffant trop, elle peut même libérer des composés indésirables. Autrement dit, pour vos poêlées ou vos fritures, il vaut mieux passer votre chemin. Reste le goût. Là, l’huile de coco a encore une carte à jouer. Son parfum exotique peut apporter une touche originale à certains plats sucrés ou exotiques.
Bien utiliser l’huile de coco en cuisine : ce que disent les experts
L’huile de coco peut relever vos plats et remplacer ponctuellement le beurre, mais encore faut-il savoir doser. D’après la fiche Coconut Oil publiée par l’US Department of Agriculture en octobre 2020, une seule cuillère à soupe, soit 14 grammes, apporte déjà 117 calories. L’organisme recommande de ne pas dépasser deux cuillères par jour, tout en évitant de consommer d’autres graisses saturées en parallèle, comme le beurre ou la margarine. Autrement dit, on la consomme avec modération, sans l’ajouter à tout-va.
Si vous souhaitez remplacer le beurre dans une recette, mieux vaut ajuster les proportions. La Harvard T.H. Chan School of Public Health conseille d’utiliser 25 % d’huile de coco en moins que la quantité de beurre indiquée. Ce petit écart permet d’éviter les excès de gras tout en conservant le moelleux recherché, notamment dans les pâtisseries. Avec son goût légèrement sucré et exotique, l’huile de coco a donc un intérêt en cuisine, mais plus pour ses saveurs que pour ses supposés bienfaits santé. Si elle ne brille pas dans l’assiette, elle se rattrape dans la salle de bains : appliquée sur les longueurs, elle nourrit les cheveux en profondeur et leur redonne un coup d’éclat.
Comment bien utiliser l’huile de coco pour ses cheveux ?
L’huile de coco peut faire des merveilles sur les cheveux secs et fatigués, à condition de l’utiliser avec un peu de méthode. Appliquée sur les longueurs et les pointes, jamais sur les racines, elle aide à nourrir la fibre capillaire, à lisser les écailles et à redonner un coup d’éclat aux mèches ternes. Quelques gouttes suffisent pour faciliter le démêlage et apporter douceur et souplesse, surtout après un été ensoleillé ou des brushings à répétition.
Pour un soin plus profond, le mieux reste le masque hebdomadaire. On répartit l’huile sur cheveux secs, on emballe dans une serviette chaude, puis on laisse poser trente minutes. L’important, c’est de bien rincer ensuite, avec un shampooing doux, et d’enchaîner avec un soin léger. Résultat : des cheveux plus forts, plus brillants et moins capricieux au quotidien.
L’alliée des peaux sèches et des premières rides
Quand la peau tiraille, que les joues s’assèchent et que le teint perd en confort, l’huile de coco peut devenir une solution rapide et accessible. Grâce à sa concentration en acides gras, elle renforce la barrière lipidique, nourrit intensément et aide à retenir l’hydratation là où elle manque cruellement. Appliquée sur les zones en détresse, elle apaise presque immédiatement et redonne un peu de souplesse aux épidermes capricieux.
Côté anti-âge, même combat : l’huile de coco coche quelques cases intéressantes. Sa richesse en vitamine E et en acides gras permet de préserver l’élasticité de la peau et d’atténuer les petites ridules. Pas de miracle, mais un bon coup de pouce pour celles et ceux qui veulent miser sur une routine simple, naturelle et réconfortante. Utilisée avec régularité, elle participe à maintenir la peau souple, légèrement repulpée, et visiblement plus fraîche.
L’huile de coco face aux inflammations de la peau
Quand la peau s’enflamme, gratte ou rougit, l’huile de coco peut apporter un certain soulagement. Grâce à l’acide laurique qu’elle contient, elle cumule des propriétés apaisantes, antimicrobiennes et anti-inflammatoires, utiles pour calmer les irritations du quotidien comme pour accompagner des affections plus tenaces. En créant une barrière protectrice à la surface de la peau, elle limite la déshydratation, favorise la réparation cutanée et aide à retrouver un peu de confort, notamment dans les cas d’eczéma ou de psoriasis.
Certaines études vont même jusqu’à la comparer à la paraffine, souvent prescrite dans le traitement de l’eczéma, avec des résultats plus convaincants du côté de l’huile végétale. Plus naturelle, mieux tolérée, elle séduit donc ceux qui cherchent des alternatives douces aux solutions issues de la pétrochimie. Mais attention : si elle peut apaiser certaines inflammations, elle n’est pas miraculeuse pour autant, et son usage sur les peaux acnéiques reste sujet à débat.
Peaux grasses et acné : l’huile de coco, fausse bonne idée
Si vous avez la peau qui brille avant même midi, l’huile de coco n’est sans doute pas votre meilleure alliée. Trop riche, trop occlusive, elle alourdit les épidermes déjà en excès de sébum et risque surtout de déséquilibrer encore davantage une peau qui peine à s’autoréguler. Résultat : une accumulation de lipides à la surface du visage, des pores bouchés, et des imperfections qui trouvent un terrain idéal pour proliférer. Au-delà de l’effet gras peu agréable, c’est surtout une porte ouverte aux inflammations et aux boutons à répétition.
Le paradoxe, c’est que cette même huile contient de l’acide laurique, reconnu pour ses propriétés antibactériennes, notamment contre les germes responsables de l’acné. Mais ce potentiel bénéfique est largement contrebalancé par son fort pouvoir comédogène, qui rend son usage risqué sur les peaux à problèmes. Il vaut donc mieux se tourner vers des huiles plus légères, comme le jojoba, dont la texture fluide et l’action rééquilibrante conviennent bien mieux aux peaux mixtes, grasses ou acnéiques en quête d’un soin efficace… mais sans mauvaise surprise.
Ongles, dents : l’huile de coco a plus d’un tour dans son pot
Quelques gouttes d’huile de coco, chauffées entre les doigts puis massées sur les ongles, peuvent faire toute la différence. Elle assouplit les cuticules, nourrit les petites peaux sèches autour et renforce les ongles fragiles. Pour celles et ceux dont les ongles se dédoublent ou cassent facilement, ce geste simple, répété régulièrement, peut vraiment améliorer l’aspect et la santé des mains.
Côté dents, l’huile de coco s’invite aussi dans certaines routines bien-être. Utilisée en bain de bouche pendant une vingtaine de minutes, elle serait capable de réduire les bactéries et d’apporter un léger effet blanchissant. Cette méthode, connue sous le nom de oil pulling, ne remplace évidemment ni le brossage ni les visites chez le dentiste, mais peut s’ajouter à une routine, pour celles et ceux qui aiment tester de nouvelles astuces.
Comment bien choisir et conserver son huile de coco ?
Toutes les huiles de coco ne se valent pas, et pour en tirer le meilleur, que ce soit dans l’assiette ou sur la peau, il vaut mieux savoir lire les étiquettes. L’idéal, c’est une huile vierge, obtenue par pression à froid et issue de l’agriculture biologique. Elle conserve ainsi ses propriétés nutritives et ne contient ni additifs ni résidus douteux. Évitez les huiles raffinées, souvent issues du coprah, moins chères mais largement dénaturées. Bref, si vous cherchez de la qualité, optez pour du bio, non désodorisé, et clairement identifié comme extrait à froid.
Côté conservation, rien de sorcier, mais un peu de rigueur s’impose. Rangez votre pot ou votre flacon à l’abri de la lumière et de la chaleur, dans un contenant bien fermé. L’huile de coco a tendance à se figer en dessous de 23 °C, ce qui est tout à fait normal. Pour la liquéfier sans l’abîmer, un petit bain-marie suffit. Et si vous l’utilisez ponctuellement, pensez à noter la date d’ouverture : cela vous évitera de vous retrouver, six mois plus tard, avec une huile rance au fond du placard.


















