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Entre crises et plaintes, comment gérer les enfants en voiture ?

Hurlements, plaintes… Comment gérer les longs trajets en voiture avec les enfants ?

pekin expressAlors que le départ en vacances se profile, on a voulu aider les parents en détresse en prévision d’heures qui vont leur paraître longues, très longues
Claire Frayssinet

Claire Frayssinet

«Quand est-ce qu’on arrive ? Je m’ennuie. J’en ai marre ». Ces quelques mots vous semblent familiers et vous êtes déjà nerveux à l’idée de les entendre pendant des heures avant de profiter de vraies vacances ? Pourtant, il paraît que cette angoisse n’est pas une fatalité et que, nous parents, avons la possibilité de transformer le voyage en sympathique moment de convivialité familiale, encore faut-il s’en donner les moyens. Pour commencer, il faut être conscient que la voiture est un environnement hostile pour nos rejetons. « L’enfant a un véritable besoin d’exploration, d’expérimentation du monde qui l’entoure », nous explique Emmanuelle Rigeade, infirmière puéricultrice chez May, une app de conseils santé pour les parents et futurs parents, « il est en maturation cérébrale et ne peut pas rester immobile et concentré très longtemps jusqu’à au moins 6 ans ».

Pourtant, il est possible de faire passer crème le voyage en faisant preuve d’un peu de créativité et d’énergie. Pour notre lectrice Christelle, 49 ans et maman de 2 garçons, qui n’a jamais subi « aucun cri, ni pleurs, ni grognement même pendant les embouteillages », il faut « favoriser l’arrêt dans les petites aires. A chaque pause, jouer à chat pendant au moins 10 minutes, et donner de sa personne pour que cela fonctionne. Rien n’est plus drôle que d’échapper à papa ou d’attraper maman ! De retour à la voiture, c’est DVD, chansons en famille ou jeux type calcul mental ou dictionnaire : prendre une lettre de l’alphabet et chacun donne un mot commençant par cette lettre ».

Miser sur les interactions sans se transformer en GO du Club Med

Emmanuelle Rigeade encourage les parents à autonomiser au maximum son enfant, dès la préparation du départ en vacances : « l’enfant doit avoir son propre sac à dos qu’il remplit avec ses doudous et jouets du moment pour les utiliser pendant le voyage. Ça le rendra fier car il a choisi ses activités ! En complément, les parents préparent un sac de surprises qu’ils pourront sortir au fil du trajet, pour relancer l’attention de l’enfant ».

L’infirmière puéricultrice recommande des jeux qui peuvent durer longtemps et non salissants comme les ardoises magiques ou les cahiers sur lesquels on écrit avec de l’eau, ainsi que les podcasts ou encore les boîtes à histoire (avec le casque évidemment !). Mail il faut surtout miser sur les interactions entre parents et enfants, en particulier si l’un des adultes ne conduit pas, en jouant aux devinettes du type « Je pense à un animal, un objet… » ou encore à des jeux d’observations comme « Le premier qui voit une voiture rouge, un château d’eau, un oiseau… a gagné ! ».

Et les écrans dans tout ça ? « Il ne faut pas les diaboliser, on peut tout à fait accorder 1/4 heure d’écran aux enfants jusqu’à 6 ans et même jusqu’à 1 heure quand ils sont plus grands » rappelle Emmanuelle Rigeade. D’autant plus qu' « on n’est pas des animateurs et qu’on a le droit de se poser. D’ailleurs, il ne faut pas oublier les temps de sieste qui peuvent permettre à tous de recharger les batteries ».

Si tous ces conseils ne suffisent pas, notre lecteur Alex 62 ans nous raconte comment ses parents géraient à leur façon des enfants turbulents en voiture : « Quand nous étions trop énervés, nos parents quittaient la nationale, prenaient une petite route et nous faisaient descendre pour courir 1 bon km derrière la voiture. On était nettement plus calmes en remontant dans la voiture, et nous l’avons toujours vécu comme un jeu, pas une punition ». Si nous, on ne juge pas, la Sécurité routière s’en chargera.