00:55
« Flammes 2026 » : Ronisia nous a ouvert les coulisses de ces répétitions
La quatrième édition des Flammes s’est tenue hier soir, consacrant une nouvelle fois les artistes des cultures populaires. En amont de la cérémonie, on a rencontré Ronisia en pleine répétition, pour découvrir les coulisses de sa performanceVictoria Berne
Ce 23 avril au soir se tenait la quatrième édition des Flammes, à la Seine Musicale. Quelques jours avant la cérémonie, 20 Minutes a pu se glisser dans les coulisses des répétitions de la chanteuse Ronisia, en pleine préparation de sa performance. Entre show à moto, chorégraphie millimétrée et exigence vocale, la chanteuse a peaufiné les derniers détails d’un show pensé pour marquer les esprits.
Dans les loges, comme sur scène, tout est analysé pour un show parfait. Les enchaînements sont répétés, filmés, disséqués : « On se prépare en répétant, en faisant cinquante mille vidéos et en les regardant en boucle tous les soirs pour apprendre la chorée », explique Ronisia. Une rigueur qui s’accompagne aussi d’un travail physique intense. « Je fais du sport quand même, du cardio… on en fait beaucoup en ce moment », ajoute-t-elle, consciente que la performance ne repose pas uniquement sur la voix, mais sur un ensemble.
Une deuxième participation au show de la cérémonie
Pour cette deuxième participation aux Flammes, l’artiste savoure. « Franchement, c’est un plaisir, c’est un honneur, c’est la deuxième fois que je participe au show. Ça faisait deux ans que je ne l’avais pas fait donc j’avais un peu oublié l’adrénaline et toute la prépa que ça implique… mais moi je kiffe », confie-t-elle, sourire aux lèvres. Derrière l’enthousiasme, une ambition plus large se dessine. « Artiste, forcément. Mais représentante d’une génération, j’aimerais. Et c’est pour ça justement qu’on a bossé autant avec l’équipe, pour que ça puisse marquer les esprits », développe-t-elle.
Car au-delà du show, il y a une pression constante. Celle du direct, impossible à rattraper. « Le plus stressant, c’est la technique que je ne peux pas contrôler le jour J. Quand tu es sur scène, tu es dans le bain… soit tu nages, soit tu coules », rigole-t-elle. Un stress qu’elle assume presque comme une composante de son rapport à la scène. « Je dirais que mon rapport à la scène, il est toxique. Parce que ça me stresse tout le temps, j’ai envie de bien faire… mais en même temps : j’aime trop. C’est ma partie préférée en tant qu’artiste. »
Reste alors l’essentiel, ce qui doit passer au moment de monter sur scène. « Il faut que je kiffe, dans un premier temps. Il faut que je ressente ma presta et que j’envoie l’émotion que je veux envoyer », insiste-t-elle. Et pour résumer cette préparation, trois mots, simples mais révélateurs : « émotion, voix… et charisme ».


















