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Porté par les frères Lebrun, Montpellier veut continuer à rester la capitale du ping

Réussite sportive, succès populaire… Porté par les frères Lebrun, Montpellier restera-t-elle la capitale du ping ?

Tennis de tableLe WTT Champions de Montpellier a attiré 43.269 spectateurs, soit environ 10 % de plus que l’année précédente, confirmant l’engouement pour le tennis de table après les JO. Mais l’avenir du tournoi après 2026 reste encore à écrire
Jérôme Diesnis

Jérôme Diesnis

L'essentiel

  • Le WTT Champions de Montpellier a attiré 43.269 spectateurs, soit environ 10 % de plus que l’année précédente, confirmant l’engouement pour le tennis de table après les JO dans le sillage des frères Lebrun.
  • La France connaît un boom du ping-pong post-olympique avec « une hausse de 23 % des licenciés », à l’image de l’Alliance Nîmes-Montpellier qui a « triplé ses effectifs ».
  • L’avenir du tournoi après 2026 reste incertain malgré le succès populaire. « Je n’ai aucun doute sur le fait que ce WTT Champions sera bien à Montpellier en 2027 », déclare le président de la FFTT… mais le financement du budget de 2,5 millions d’euros demeure un enjeu clé.

«L’an passé, on s’est pris une claque. On ne s’attendait pas à ça. C’est un vrai son et lumière, un show à l’américaine ». En 2024, ils étaient venus pour voir les frères Lebrun. Pas seulement à la télé après des Jeux qui ont fait entrer le tennis de table dans une autre dimension. Cette année, Mathis et Kenza sont revenus « pour l’ambiance, le spectacle. Bon… quand même toujours pour Alexis et Felix ».

Cette fois, aucun des deux frères ne s’est hissé en finale du WTT Champions de Montpellier, Alexis poussant tout de même jusqu’en demie. Mais la magie a encore opéré. L’Arena avait accueilli plus de 40.000 personnes pour la première édition de ce tournoi, l’un des dix plus gros au monde. 43.269 spectateurs se sont déplacés cette fois, soit près de 10 % de spectateurs en plus.

La hype autour du ping

Après les JO, la France s’est prise de passion pour le ping. Classique quand un sport profite de l’exposition olympique pour éclater à la lumière. Mais là, clairement, il se passe un truc. Montpellier en profite. Parce que les frères Lebrun. Parce que la ville en est devenue la nouvelle capitale (en juin, l’alliance avec Nîmes a été sacrée championne de France). « Notre visibilité a explosé », souligne Margaux Lebrun, en charge des projets événementiels de l’Alliance Nîmes-Montpellier. « On a triplé nos effectifs. Je me souviens de la première séance à la rentrée après les JO, c’était incroyable. On a rajouté des créneaux, formé et recruté des entraîneurs ».

« On a réussi à fidéliser les joueurs, la fédé (FFTT) a vraiment bossé avec une hausse de 23 % des licenciés qu’il fallait accueillir, ce qui a été bien fait et ce qui n’était pas gagné par avance », évoque Christophe Legoût. Le directeur des compétitions à la FFTT est aussi le coordinateur du tournoi à Montpellier. Malgré l’absence des meilleurs pongistes chinois, qui se sont consacrés à leur Super League, cette seconde édition est un succès sportif et populaire. « Notre objectif est de continuer à nous améliorer, avec le retour d’expérience, reprend Christophe Legoût. Dans l’accueil du public, les événements autour des matchs. Cette semaine doit être moment familial, un moment de partage y compris professionnel ».

Malgré le succès populaire, quelle suite après 2026 ?

Il est trop tôt pour savoir s’il ne s’agit que d’un effet de mode ou si la balle en celluloïd peut par exemple connaître le même destin que celle en feutre jaune. La hype autour de cette seconde édition est un excellent argument pour envisager la suite… pas encore gravée dans le marbre. L’événement va rester dans le sud jusqu’en 2026, le contrat initial ayant été signé pour trois ans. Pour la suite, les discussions sont en cours.

Car, forte de ce succès, la fédération internationale souhaite organiser un grand smash (l’équivalent des Grands Chelems en tennis) en France. Compétition qui serait alors disputée à Paris. De quoi mettre en danger le rendez-vous montpelliérain ? « Ça ne devrait pas être Paris ou Montpellier, mais Paris et Montpellier », promet Gilles Erb, le président de la fédération française.

Notre dossier sur les frères Lebrun

Le budget fédéral s’élève 10 millions d’euros, celui de Montpellier 2,5 millions, un Grand Smash, 6 millions. « Si la WTT veut en payer la moitié, pourquoi pas, on rebat les cartes. Mais ce n’est pas parce qu’on rebat les cartes que le WTT Champions à Montpellier est en danger. La fédération va le défendre mordicus. C’est une fierté, pépite, un petit trésor. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il sera bien à Montpellier en 2027. On a tous à y gagner », défend Gilles Erb, le président de la fédération française (FFTT).