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La FFT condamnée à verser près de 850.000 euros à Nicolas Escudé

La Fédération française de tennis condamnée à verser près de 850.000 euros à Nicolas Escudé

amende saléeNicolas Escudé était le Directeur technique national à la FFT
Antoine Huot de Saint Albin

A.H. avec AFP

Un gros trou à venir dans la caisse de la Fédération française de tennis. Nommé directeur technique national par la FFT en 2021 avant d’être licencié trois ans plus tard, Nicolas Escudé va récupérer une jolie somme d’argent. Le conseil des prud’hommes de Paris a en effet prononcé ce lundi la nullité de son licenciement et a condamné la FFT à lui verser près de 850.000 euros d’indemnités.

La deuxième fédération sportive du pays devra notamment s’acquitter de plus de 330.000 euros pour « violation de l’engagement de garantie d’emploi » et 180.000 euros pour « nullité du licenciement », selon le jugement communiqué ce lundi à l’AFP et susceptible d’appel. La FFT devra également verser 80.000 euros à son ex-directeur technique national pour « harcèlement moral » et la même somme pour « préjudice professionnel et économique ».

Un problème de réorganisation à la FFT

Les prud’hommes de Paris ont enfin condamné la FFT à verser 81.386,55 euros à Nicolas Escudé en guise d » indemnités compensatrices de préavis », et 50.000 euros au titre du « préjudice moral, social et familial ». Elle ordonne enfin à l’instance présidée par Gilles Moretton « la remise des documents de fin de contrat, sans astreinte ».

M. Escudé contestait en particulier une réorganisation de la DTN intervenue en septembre 2023. A l’époque, la direction avait été scindée en deux pôles. Le premier, intitulé « parcours vers le haut niveau » et consacré aux jeunes de 5 à 15 ans, avait été confié à Nicolas Escudé tandis que le pôle « haut niveau » (16 à 21 ans) avait été placé sous la responsabilité conjointe de Paul-Henri Mathieu et Ivan Ljubicic.

Une réorganisation qui a vidé de sa substance la fonction de DTN, selon Nicolas Escudé, qui a ensuite été placé en arrêt maladie avant de se faire licencier en 2024. Lors d’une audience devant les prud’hommes en octobre, l’avocate de la FFT Méline Duperray avait estimé que le contrat signé par Nicolas Escudé ne comportait aucune garantie d’emploi.