Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Fin de Coupe Davis pour les Bleus, battus sur le fil par les Britanniques

Coupe Davis : Battus sur le fil par la Grande-Bretagne, les Bleus s’arrêtent aux portes des quarts de finale

TENNISDans la phase de groupe, la France a été battue 2-1 par la Grande-Bretagne malgré quatre balles de match pour les Bleus lors du double
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Pour avoir été à un coup de raquette de la phase finale de la Coupe Davis, les Bleus repartent de Manchester noyés sous les regrets. La France a en effet été battue dimanche par la Grande-Bretagne, après trois rencontres disputées et indécises. Cette défaite, au bout du suspense, est synonyme d’élimination dès la phase de groupe pour les Tricolores.

A Manchester, l’équipe de Sébastien Grosjean a pourtant tutoyé une qualification en quarts de finale inédite pour elle depuis 2018, avant de baisser pavillon dans le double, décisif, malgré une entame canon et quatre balles de match, gâchées, dans la troisième manche.

Des Britanniques portés par une marée de supporteurs

Edouard Roger-Vasselin et Nicolas Mahut ont plié la première manche avec autorité, laissant entrevoir un coin de ciel bleu éclatant dans la bruyante AO Arena quasi-comble avec plus de 13.000 spectateurs, un record britannique dans l’épreuve.

Mais les coups de raquette de l’incandescent Dan Evans, toujours prompt à haranguer la foule, et du spécialiste du double Neal Skupski, lauréat à Wimbledon cet été, ont fini par triompher après deux jeux décisifs étouffants (1-6, 7-6, 7-6) et deux heures et quarante-huit minutes d’un âpre combat.

Les Français peuvent sortir sonnés de ce dimanche à rebondissements, où les regrets et les bouffées d’espoir se sont entremêlés. Il a commencé dans la frustration du premier simple perdu 3-6, 6-3, 6-4, contre Daniel Evans (27e mondial) par un novice de 19 ans, Arthur Fils (44e mondial), pourtant longtemps devant, serein et appliqué avant de dévisser à partir du milieu de la deuxième manche.

Humbert avait pourtant relancé l’espoir

Le lancer à la place d’Adrian Mannarino, affaibli par une gêne aux adducteurs, a d’abord ressemblé à un pari gagnant : le bizut a semblé contrôler le jeu, ses émotions et son adversaire, pourtant mieux classé, plus expérimenté à 33 ans, et auréolé d’un titre fraîchement acquis à Washington, également sur dur. Mais le scénario s’est inversé en milieu de deuxième set. « Lui a mis de l’énergie, et avec le public et les balles neuves, ça allait un peu trop vite », a commenté le Francilien, nouveau venu dans le Top 50 au classement ATP.

Dans ce contexte, Ugo Humbert (36e mondial) a fait des merveilles contre Cameron Norrie (17e), qu’il a dompté avec sang froid en trois sets 7-6, 3-6, 7-5, remportés au bout du suspense après deux heures et quarante-six minutes. « C’est énorme, tellement d’émotions, je suis passé par tous les états pendant le match, c’est complètement dingue », a savouré le gaucher de 25 ans au micro de BeIN Sports. Les plus anciens Roger-Vasselin (39 ans) et Mahut (41 ans) n’ont donc malheureusement pas réussi à prolonger la fête. La suite de la compétition s’écrira sans eux, mais avec la Grande-Bretagne, le Canada champion en titre, l’Australie finaliste sortante ou encore la Serbie de Novak Djokovic.