Roland-Garros: Les dix moments les plus tristes de cette édition
TENNIS•Pluie, blessures, polémiques, on a tout eu à Roland-Garros cette année...Romain Baheux
A Roland-Garros
A moins que Novak Djokovic ne vienne à bout d’Andy Murray à 22-20 au cinquième set dimanche en finale, le Roland-Garros version 2016 aura quand même été bien tristounet : forfaits, pluie, joueurs en colère, public remonté contre les organisateurs… On aura tout vu ou presque cette année à la Porte d’Auteuil. Attention, préparez les mouchoirs pour vos petits yeux humides.
- Quand Federer et Monfils déclarent forfait avant le tournoi
Adorés du public, les deux hommes renoncent au tournoi parisien la semaine précédant son lancement. Perturbé par son dos, le Suisse préfère s’économiser pour Wimbledon tandis que le Français est terrassé par un vilain virus.
- Quand les deux premiers jours sont tronqués par la pluie
Avec le recul, on peut dire qu’on a été mis tout de suite dans l’ambiance. Perturbées par la pluie, les deux premières journées sont amputées de plusieurs heures de jeu. Lundi 23 mai, Guy Forget tient une conférence de presse pour souligner l’urgence d’installer un toit sur le Central, prévu en 2020.
- Quand Rafael Nadal nous quitte par surprise
« Attention, il y a une conférence de presse de Nadal dans cinq minutes ! » En plein Gasquet-Kyrgios, le nonuple vainqueur de la porte d’Auteuil réunit les médias pour annoncer son forfait. Touché au poignet gauche, l’Espagnol a dissimulé sa douleur, jouant son deuxième tour sous infiltrations. Pour éviter d’aggraver sa blessure, son staff médical lui impose de se retirer. Nadal s’en va. Nadal est triste. Nous aussi.
- Quand la TV plante en plein week-end
La pluie n’arrête pas que les rencontres le samedi 28 mai. Endommagées par l’eau, les installations électriques de France Télévisions lâchent. Et comme c’est le service public qui s’occupe de diffuser les images, voilà les chaînes du monde entier privées de la reprise du jeu. Pendant une demi-heure, les téléspectateurs de France 2 doivent se contenter d’un documentaire animalier puis d’un bêtisier.
- Quand Jo-Wilfried Tsonga renonce les larmes aux yeux
Le même jour, Tsonga joue sa place en huitième contre Ernests Gulbis. Lancé vers le gain du premier set, le Français s’interrompt, bloqué par le retour de ses douleurs aux adducteurs. Les larmes aux yeux, le demi-finaliste de 2013 et 2015 se retire et vient rallonger la trop longue liste des blessés.
- Quand la pluie annule le deuxième lundi
Du jamais vu depuis 2000. Paralysé par la pluie, Roland-Garros connaît lundi sa première journée sans match depuis seize ans et renvoie dans l’après-midi son public chez lui. Les allées de la Porte d’Auteuil sont alors bien tristes. Guy Forget tient (encore) une conférence de presse pour souligner l’urgence d’installer un toit.
a- Quand on joue 2h01
Sifflets sur le Central. Après 2h01 de jeu, soit juste au-dessus de la limite de remboursement, on décide d’interrompre le huitième de finale de Novak Djokovic. Si beaucoup de spectateurs jugent la ficelle trop grosse, les organisateurs refusent de déroger à la règle. Guy Forget ne tient pas de conférence de presse pour souligner l’urgence d’installer un toit, mais publie un communiqué de presse pour réfuter les accusations d’arnaque.
a- Quand les joueurs s’en prennent aux organisateurs
Ils s’appellent David Ferrer, Agneska Radwanska et Simona Halep et sont en colère. Sortis mercredi après avoir commencé leur match sous la pluie mardi, ils taillent les organisateurs du tournoi, l’Espagnol qualifiant même la manœuvre « d’escroquerie ». Sorti en double, Nicolas Mahut raconte avoir joué « sur de la boue, pas sur de la terre battue ».
- Quand « il n’y a plus de Français à Roland-Garros »
Yannick Noah n’a pas encore de successeur. Trente-trois ans après la dernière victoire française à Roland-Garros, Richard Gasquet est détruit physiquement par Andy Murray en quart de finale. Le DTN Arnaud di Pasquale dresse le bilan : « pas plus de contre-performance que ça, pas plus d’exploit que ça ». Et pas de vainqueur masculin depuis 1983 non plus.
- Quand on a vu des courts à moitié vides
Un jeudi gris, deux quarts de finale joués exceptionnellement sur le Lenglen pour rattraper les retards du calendrier, un stade presque vide. Le lendemain, les demi-finales féminines débutent devant un public extrêmement clairsemé. Vivement l’année prochaine.


















