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Roland-Garros: Désolé Gasquet, mais ça n'est pas possible avec ce physique

Roland-Garros: Désolé Richard Gasquet, mais ça n'était pas possible avec ce physique

TENNISLe Français a craqué dans les deux dernières manches de son quart contre Andy Murray...
Romain Baheux

Romain Baheux

A Roland-Garros,

Le sport a ceci de simple que quand votre adversaire cavale comme un dingue alors que vous errez sur le court, ça devient difficile de gagner un match. Et on ne va pas vous surprendre en disant que ce principe fonctionne aussi lors d’un quart de finale de Roland-Garros, là où Richard Gasquet a été balayé par Andy Murray (7-5, 6-7, 0-6, 2-6) après deux sets très accrochés. Sans doute trop, tant le Français a semblé dans le dur dans les deux ultimes sets où il a perdu douze jeux sur quatorze.

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« Richard a dépensé beaucoup d’énergie au début, explique le directeur technique national, Arnaud Di Pasquale. Même s’il remporte le deuxième set, il est encore loin d’avoir gagné le match. L’autre en avait encore sous le capot. Ce n’est pas Richard qui est mauvais, c’est Murray qui est un animal. »

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Un animal peut-être, un bourrin sûrement pas. Pas débile, l’Ecossais a rapidement compris qu’il fallait user son adversaire dans un premier temps pour aller le cueillir ensuite. Et que je te fais un amorti pour que tu sprintes, et que je te fais parcourir un mètre supplémentaire pour aller me chercher cette balle… Avant que je ne te fasse exploser en plein vol devant un Central désabusé.

« Pour durer sur terre battue, il faut avoir des heures et des heures de match au compteur, note l’entraîneur du Français, Sébastien Grosjean. Richard ne les a pas car il a eu une préparation perturbée par son dos. Ensuite, il n’a pas fait des matchs très longs aux Masters de Madrid et de Rome. Aujourd’hui, il n’a pas la caisse physique pour durer contre un joueur de ce niveau. »

Devant la presse, l’intéressé minimise ses déboires physiques, insiste plutôt sur ce foutu tie-break paumé dans le deuxième set et sur la qualité du vainqueur du jour. Tout juste confesse-t-il qu’il avait « un peu moins d’énergie au quatrième set ». Tout est dans le « un peu ».