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Roland-Garros 2016: Pourquoi ça grogne chez les joueurs de Roland

Roland-Garros 2016: Pourquoi ça grogne chez les joueurs de Roland

TENNISUn indice, la pluie y est pour quelque chose...
Romain Baheux

Romain Baheux

A Roland-Garros,

La jacquerie n’est pas pour demain au pays de l’amorti slicé, mais le Roland-Garros cru 2016 a été marqué par quelques petits coups de gueule. Du jeu sous la bruine aux matchs remis en passant par des courts d’entraînement surchargés, les polémiques se sont multipliées cette année. Tour d’horizon des râleurs de la terre battue.

  • Ils n’ont pas aimé jouer sous la flotte

A l’instar de Gizmo dans les Gremlins, mieux vaut éviter d’arroser les joueurs du circuit. Les Mogwaïs de la Porte d’Auteuil se nomment Agneska Radwanska, numéro 2 mondiale, et Simona Halep, finaliste en 2014. Eliminées sous la pluie mardi, les deux jeunes femmes ont taillé un costard aux organisateurs du tournoi en conférence de presse.

« Je suis surprise et en colère d’avoir dû jouer sous la pluie. Ce n’est pas un tournoi à 10.000 (dollars de prix ndlr), c’est un Grand Chelem, s’est agacée Radwanska. Comment peut-on nous faire jouer sous la pluie ? Je ne peux pas jouer dans ces conditions. » L'Espagnol David Ferrer a lui carrément parlé «d'escroquerie».

Moins remonté mais aussi victime de la décision d’éviter une seconde journée blanche après l’annulation totale de la journée de lundi, le double Mahut-Herbert devait jouer sur le court numéro 3 mais une bâche endommagée a laissé passer l’eau, rendant une partie du court inutilisable. Du coup, les deux hommes se sont retrouvés sur le 10, où les conditions n’étaient pas vraiment optimales. Menés 7-6, 3-0 mardi, les deux hommes n’ont pas su inverser la tendance mercredi.

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« On a joué sur la boue, pas de la terre battue, regrette Mahut. On ne voyait plus rien, ils ont dû passer un coup de balai sur les lignes. Le terrain était gorgé d’eau. » « Les balles pesaient trois tonnes avec l’eau, c’était vraiment spécial », poursuit Herbert. Bref, une belle journée pour le tennis.

  • Djokovic veut un toit et de la lumière

Quand on est numéro 1 mondial, on a le droit de donner son avis sur tout ou presque dans un tournoi. Après son huitième de finale disputé sur deux jours contre Roberto Bautista Agut, Novak Djokovic est venu expliquer aux journalistes « qu’il faudrait un toit ici, j’espère qu’il y en aura bientôt un », soulignant bien que ses performances ont été « affectées » par les ondées.

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Autre chose, monsieur Djokovic ? La lumière sur le Central ? Ah oui. Samedi, le troisième tour du Serbe contre le Britannique Aljaz Bedene s’est achevé en soirée, dans une luminosité plus que limite. « Il faudrait installer de l’éclairage sur le Chatrier et le Lenglen, a estimé le numéro 1 mondial. On en a besoin dans les Grands Chelems. J’espère que les choses iront dans ce sens dans l’avenir. » Pour info, Djokovic réclamait déjà ses projecteurs en 2013. C’est ce qu’on appelle ne rien lâcher.

  • On n’a toujours pas réglé ce problème de place

« On aurait besoin de plus de place. Partout. » Coach de l’Espagnole Garbine Muguruza, le Français Sam Sumyk s’agace devant le manque d’espace à l’entrée du restaurant des joueurs. « On aime bien notre petit confort mais ici, on n’a pas beaucoup d’endroits pour être tranquille et préparer le match avec notre joueuse. Le players lounge, c’est le bordel dès qu’il pleut car le lieu est alors bondé. »

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Plus petit site accueillant un tournoi du Grand Chelem avec ses 8,5 hectares, contre entre 17 ou 20 pour les autres, Roland-Garros est en plus en plein chantier. Les courts 7, 9 et 11 ont été rasés, entraînant une délocalisation d’une partie des entraînements au stade Jean-Bouin. La répartition des créneaux horaires n’a pas fait que des heureux.

« Ici, les joueurs têtes de série ont droit à deux heures d’entraînement seuls sur un court, avec leur coach, a râlé le Letton Ernests Gulbis, demi-finaliste en 2014. Et nous, on a une heure sur un terrain à quatre. » Alors imaginez si la pluie vient en plus perturber tout ça.