FFR : Bernard Laporte visé par une enquête préliminaire à Bordeaux

RUGBY Un homme accuse le président de la FFR d’avoir bénéficié d’un « emploi fictif »

C.C.

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Bernard Laporte défend son bilan avant les prochaines élections.
Bernard Laporte défend son bilan avant les prochaines élections. — CHRISTOPHE SIMON / AFP

C’est un caillou de plus dans le jardin de Bernard Laporte. Le parquet de Bordeaux a ouvert début novembre une enquête préliminaire visant le président de la Fédération Française de rugby, révèle L’Equipe. L’ex-secrétaire d’État chargé des Sports (d’octobre 2007 à juin 2009) est suspecté de « faux », « usage de faux », « abus de biens sociaux » et « recel d’abus de biens sociaux ».

Un homme, Julien Faujanet, accuse Bernard Laporte d’avoir bénéficié d’un « emploi fictif » par le passé. C’est ce signalement qui a déclenché l’enquête préliminaire. Cet ancien ex-dirigeant et associé du groupe Espace Loisirs Concepts, spécialisé dans la construction et l’exploitation d’EHPAD affirme « que son oncle (Marc Faujanet) a offert un emploi fictif à Bernard Laporte en échange d’un accès facilité à des opérations foncières grâce aux connexions locales de Bernard Laporte » en Gironde. Celui qui évoque un salaire de 10.000 euros devrait bientôt être entendu par la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ).

Un conflit familial ?

Des accusations que démentent catégoriquement le président de la FFR, très implanté dans la région bordelaise, et Marc Faujanet. Ils se connaissent mais ils n’ont jamais fait d’affaires ensemble à part une transaction immobilière sur une commune du Bassin d’Arcachon il y a plusieurs années.

Ce dossier se déroule sur fond de conflit familial. Julien Faujanet a vu son père (Alex) être licencié par son oncle (Marc) sans obtenir aucune indemnité après une vingtaine d’années de collaboration. Un litige oppose toujours les deux frères dans ce dossier. L’enquête devra aussi éclaircir le rôle d’Arielle Rouet, une connaissance de la famille Faujanet et de Bernard Laporte, qui se présente comme une intermédiaire dans le milieu immobilier et aurait exercé des pressions sur l’accusateur ces dernières années.