Affaire Altrad : Placé en garde à vue, Bernard Laporte dénonce « une tentative de putsch »

RUGBY Le président de la FFR a écrit une lettre ouverte aux clubs de rugby en vue des prochaines élections à la tête de la fédé

A.L.G.

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Bernard Laporte défend son bilan avant les prochaines élections.
Bernard Laporte défend son bilan avant les prochaines élections. — CHRISTOPHE SIMON / AFP

Empêtré dans ses déboires judiciaires après sa mise en examen dans le cadre d’une enquête préliminaire sur des soupçons de favoritisme et sur ses liens présumés avec le groupe Altrad, Bernard Laporte a pris soin de dégainer une lettre ouverte aux clubs de rugby français.

Dedans, le boss de la FFR y dénonce « une campagne coordonnée de déstabilisation [qui] s’abat sur le rugby français ». Selon lui, sa mise en garde à vue par le parquet national financier à seulement dix jours des élections à la présidence de la FFR (dont il est candidat à sa réélection) n’a rien d’anodine.

« Je dérange car j’ai réussi »

« C’est une véritable tentative de putsch dont la motivation des auteurs ne fait aucun doute. Tout ceci participe d’une véritable stratégie électoraliste assez nauséabonde. (…) Dans cette conjonction des calendriers, je ne puis y voir qu’un dessein. La campagne de presse autour de cette convocation va être savamment orchestrée pour faire un mauvais buzz dans les médias. C’est écrit », lance-t-il dans son courrier.

« Ce tribunal médiatique a un seul objectif : me présenter à vos yeux comme coupable sans possibilité de me défendre et en faisant fi de la présomption d’innocence, droit fondamental nous protégeant toutes et tous », poursuit-il avant de défendre son bilan et de pointer du doigt la liste concurrente menée par Florian Grill.

« Je dérange car j’ai réussi, avec vous. Je dérange le monde professionnel, que j’ai obligé à contribuer solidairement au monde amateur, et qui aimerait beaucoup me voir chuter au profit d’une équipe plus malléable pour ne pas dire servile », attaque l’ancien sélectionneur du XV de France. Pour celles et ceux qui en doutaient, la campagne électorale bat bel et bien son plein.