Affaire Laporte-Altrad: Le ministère des sports va déclencher une enquête interne

RUGBY Le président de la fédération est soupçonné d'avoir exercé des pressions auprès de sa commission de discipline pour favoriser Montpellier...

20 Minutes avec AFP

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Le président de la fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte.
Le président de la fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte. — FRANCK FIFE / AFP

On passe aux choses sérieuses. Le ministère des sports va ouvrir une enquête interne sur les soupçons de pressions exercées par le président de la fédération française de rugby (FFR) Bernard Laporte auprès de sa commission de discipline afin d'amoindrir les sanctions infligées au club de Montpellier, a appris l'AFP, mercredi.

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«Bernard Laporte a transmis lundi au cabinet des documents pour attester de sa bonne foi. Depuis lundi, ces documents sont à l'étude. Quelques interrogations ont été levées, d'autres méritent des éclaircissements», a commenté le ministère. «La ministre va confier à l'inspection générale du ministère le soin de tirer au clair les éléments qui méritent de l'être». «Il est important que la lumière soit faite rapidement sur le sujet», a poursuivi cette même source.

Laporte dément les accusations

La ministre Laura Flessel devait appeler le patron de la FFR dans la soirée pour l'informer de cette enquête confiée à l'inspection jeunesse et sports. Les révélations sur l'intervention de Bernard Laporte auprès du président de la commission fédérale appelée à statuer sur les sanctions infligées au club héraultais, ont, à ce jour, provoqué la démission de six des 13 membres de l'instance.

Mardi soir, Bernard Laporte est sorti de son silence et a nié les accusations. Le président de Montpellier, Mohed Altrad, avait signé un contrat d’image avec Bernard Laporte pour un montant de 150.000 euros, auquel ce dernier, face à la polémique, a finalement renoncé lundi.