Israel Folau plaqué par sa fédération à quatre mois du Mondial.
Israel Folau plaqué par sa fédération à quatre mois du Mondial. — Martin Keep/ProSports/S/SIPA

RUGBY

Affaire Folau: La star des Wallabies crée une cagnotte pour payer ses frais de justice

L'Australien dit mener «le combat de [sa] vie»

A quand un Leetchi pour Patrice Evra ? La cagnotte lancée par la star déchue des Wallabies Israel Folau pour payer les frais de justice dans son combat contre la Fédération australienne de rugby, qui l’a limogé pour propos homophobes, se remplissait à toute vitesse vendredi.

Jusqu’à présent, la cagnotte a rapporté 331.000 dollars australiens (près de 203.800 euros), avec des dons provenant de plus de 3.700 personnes.

« Je voudrais vous exprimer ma profonde reconnaissance pour votre soutien. Je mène le combat de ma vie, et chaque petit geste va m’aider », a réagi Folau sur le site internet de GoFundeMe, plateforme de collecte de fonds.

Une publication sur Instagram à l’origine du tollé

Fervent chrétien évangélique de 30 ans, totalisant 73 sélections avec les Wallabies dont il devait être une pièce maîtresse lors du Mondial au Japon (20 septembre-2 novembre), Folau avait provoqué un tollé à la mi-avril après la publication d'un message sur son compte Instagram : « Ivrognes, homosexuels, adultères, menteurs, fornicateurs, voleurs, athées, idolâtres, l’Enfer vous attend. Repentez-vous ! Seul Jésus peut vous sauver ».

La Fédération (RA) avait, en réaction, décidé de résilier son contrat, ce que le joueur avait contesté. Mais la commission de discipline de la RA avait pris le parti fin mai de le limoger, mettant ainsi un terme à la carrière du joueur en Australie et avec les Wallabies.

Folau n’avait pas fait appel de la décision de la Fédération, indiquant ne pas faire confiance aux instances du rugby. Il a en revanche porté son affaire devant la commission australienne de l’équité en matière d’emploi, afin de défendre la liberté de religion et réclame des « indemnités conséquentes » à la RA ainsi qu’à son club.

Dans le cadre de ses démarches pour tenter d’obtenir réparation de ce qu’il estime constituer un préjudice, l’international a déclaré qu’il avait déjà sorti 100.000 dollars australiens de sa poche et a laissé entendre que l’affaire pourrait prendre des années à se résoudre si elle aboutissait devant la Haute Cour.