«Suck my butt», la rocambolesque histoire du vrai-faux SMS d’insulte de Mourad Boudjellal

RUGBY Le président toulonnais ne compte certainement pas en rester là...

G.B

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Mourad Boudjellal le 2 octobre à Marseille pour RCT-Montpellier
Mourad Boudjellal le 2 octobre à Marseille pour RCT-Montpellier — BORIS HORVAT / AFP

C’est l’une des affaires les plus rocambolesques de ces derniers mois dans le petit monde du rugby. Pour tout comprendre il faut remonter à janvier, quand Mathieu Bastareaud avait tenu des propos homophobes envers un joueur italien, lors du match entre Toulon et Trévise.

L’EPCR, l’instance qui organise la Coupe d’Europe, s’était alors saisie du dossier et avait cité le trois-quart centre varois, avant de décider de le suspendre trois semaines. A l’époque, Mourad Boudjellal était allé à la défense de son joueur, dans la presse: « Ce que je crains, c'est le côté mormon de l'EPCR avec les Gallois et les Irlandais. Ce sont des gens qui vendent de la morale alors qu'ils n'en ont pas », expliquait-il alors à Rugbyrama.

«Suce mon c...»

Des déclarations qui n’avaient évidemment pas plu à l’EPCR, qui avait cité le président toulonnais pour « conduite inappropriée ». La veille de sa convocation, le 7 mars, Mourad Boudjellal avait découvert que l’EPCR avait ajouté au dossier un SMS que le président varois était accusé d’avoir envoyé à Liam McTiernan, le commissaire à la citation de Toulon-Trévise, une semaine après la rencontre, et dans lequel on pouvait lire dans un anglais assez étrange, « suce mon c... ».

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Un message d’autant plus étrange que sur la capture d’écran, le message supposément envoyé par Mourad Boudjellal était à la droite de l’écran, là où se trouvent habituellement les messages envoyés, et non ceux reçus.

Selon l'EPCR, le SMS avait été envoyé par le téléphone du président toulonnais, « ou du moins par le numéro de téléphone transmis comme étant celui de Mourad Boudjellal par le RCT à l'instance européenne en début de saison », expliquait alors L’Equipe. Mourad Boudjellal niait alors être l’auteur du message et avait annoncé qu’il avait déposé plainte contre X pour usurpation d'identité.

SMS retiré de la procédure

Près d’un mois plus tard, Midi Olympique a révélé ce lundi que le SMS était finalement retiré de la procédure. De quoi faire réagir le président varois, qui a annoncé qu’il allait porter plainte contre l’EPCR.

«Je leur demande depuis trois semaines la copie du SMS avec mon numéro de téléphone affiché. Ils sont incapables de la fournir. […] Ce qui veut dire que cette histoire a été totalement inventée par l’EPCR, qui aujourd’hui dit : "Bon, on n’en reparle plus, on le retire du dossier". Ce qui veut dire que l’on vous rentre un couteau dans le dos et après on dit on n’en reparle plus, on vous retire le couteau. Non, non, non, non. Moi, je veux savoir aujourd’hui savoir sur quelle pièce, ils ont dit et affirmé, pour me convoquer, que ce SMS émanait de mon portable. Ils n’en ont pas. J’ai porté plainte auprès du procureur, avec cet élément nouveau, je vais maintenant porter plainte contre l’EPCR. »