VIDEO. Neymar charo, le penaltygate, le record Cavani... Le 7e titre du PSG en Ligue 1, c'était «ça»

FOOTBALL Oui, oui, il y a des choses à retenir de ce nouveau titre parisien...

William Pereira

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La saison du PSG, c'était ça
La saison du PSG, c'était ça — SIPA (Montage WP)

Retour à la normale. Un an après la parenthèse monégasque, le Paris Saint-Germain récupère sa couronne de champion de France, précisément contre Monaco que l’on n’ira pas jusqu’à qualifier de rival cette saison. Décimés au mercato, les Asémistes n’avaient pas les armes pour lutter contre une machine au contraire dopée par l’ivresse des transferts estivaux.

Le PSG est champion de France pour la septième fois de son histoire. Avec Neymar, avec Mbappé. Mais sans peine ni joie, non plus. De là à dire qu’on ne retiendra rien de l’exercice 2017-18 du PSG, il y a un pas que nous ne franchirons pas et voici au moins 7 raisons de ne pas le faire. Car oui, il s’est passé des choses en Ligue 1 du côté de la Tour Eiffel.

  • Le bizutage de Neymar au Roudourou contre Guingamp

« Pour les premiers pas de Neymar à Guingamp, TV Globo a interrompu la diffusion d’un match brésilien pour montrer des images du match de Paris. Ils ont ensuite montré ses dribbles, ses gestes techniques. » Comme nous le racontait la correspondante à Paris pour Esporte Interativo, tout le monde avait les yeux braqués sur la petite ville bretonne le 13 août dernier. Même au Brésil. Grâce à Neymar, le Roudourão a pris l’accent italien. Et la Ligue 1, la mesure du talent de sa nouvelle superstar, buteur à la 82e.

  • Neymar charo, l’hommage à Blaise Matuidi

Etre un grand joueur, c’est être bon sur le terrain, mais aussi savoir reconnaître la grandeur de ses aînés. Neymar n’a pas connu Blaise Matuidi plus que quelques jours, tout au plus l’avait-il croisé sur les pelouses de Ligue des champions avant de débarquer à Paris, mais ça ne l’a pas empêché de rendre hommage à Blaisou en début de saison au Parc des Princes. Comment ? En reprenant la célébration Matuidi charo après un but contre Toulouse.

  • Le match contre Toulouse pour envoyer un message à tout le monde

Ce match contre le TFC, parlons-en justement. Premier festival offensif et chef-d’œuvre collectif de la saison, surtout en seconde période – la première avait mal commencé avec l’ouverture du score de Gradel. Dans le jeu, il y a tout : les reins brisés par Neymar, le jeu en une touche de balle, les bouclettes de Rabiot, une masterclass prometteuse de Javier Pastore et même un Kurzawa ravageur. Résultat 6-2 et un message envoyé à l’Europe : le PSG a changé, il ira loin. Enfin, c’est ce qu’on croyait.

  • Le penaltygate entre Neymar et Cavani

Problème de riche : avoir l’un des meilleurs joueurs du monde et l’un des meilleurs attaquants du monde dans son équipe peut déboucher sur une guerre d’ego. C’est précisément ce qui arrivera au mois de septembre, alors que le PSG maîtrise l’OL à domicile. La bande à Unai obtient un penalty. Officiellement, c’est à Edi de le frapper. Mais Ney entend bien gonfler ses stats en réalisant un putsch sur l’exercice des tirs au but. Embrouille. Polémica. Rumeurs. Tout ceci durera plusieurs semaines. Du suspense à Paris, enfin.

  • Le coup franc de Cavani au Vélodrome

Elle est là. On est le 22 octobre, voilà presque un mois que Paris a roulé sur le Bayern Munich en Ligue des champions, et pourtant les troupes d’Unai Emery vont perdre sur la pelouse de l’OM. Ce sera la première de la saison. Neymar s’est fait expulser à la 87e, les secondes s’égrainent, il n’y a plus qu’à attendre les trois coups de sifflet. Oui mais non. Car il n’y a pas un mais deux patrons au PSG. Le second s’appelle Edinson « cojones » Cavani, qui, d’un coup franc aussi beau que rageur, vient éteindre les espoirs d’une ville, même d’un pays, désireux de voir le colosse s’effondrer enfin. Ça fait 2-2, désolé, merci et au revoir.

  • Strasbourg et le froid terrassent Paris

Pas de bol pour l’OM, avec un petit coup de main de la part du calendrier, les hommes de Rudi Garcia auraient pu battre Paris s’ils les avaient joués au mois de décembre. Et en Alsace. Parce que bon, les températures n’y sont pas les mêmes qu’au bord de la Méditerranée. Tout ça pour dire que Strasbourg est la première équipe à avoir battu le PSG et éteint Neymar qui, de source sûre, « n’aime pas le froid ». Le Racing ouvrira la voie au Bayern Munich, vainqueur à l’Allianz Arena par -5 degrés une poignée de jours plus tard. Winter is coming.

  • Cavani efface le record d’Ibra

Fin janvier, dix jours après un énième penalty-gate entre Neymar et Cavani – le Brésilien avait été hué par le Parc pour n’avoir pas laissé l’Uruguayen le tirer – le Matador accomplit enfin son plus grand chef-d’œuvre parisien : servi par Adrien Rabiot, il ouvre le score contre Montpellier. C’est son 157e but sous le maillot parisien synonyme de record absolu, synonyme de « bye, bye Ibra, c’est moi le meilleur maintenant ». Si on peut se le permettre, c’est tellement mérité pour ce bonhomme humble et dur au mal.