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Les Parisiens se font croquer (3-1) mais sauvent (un peu) la face à Munich

Bayern-PSG: Les Parisiens se font croquer (3-1) mais sauvent quand même un peu la face à Munich

FOOTBALLLe PSG remporte sa poule de Ligue des champions...
William Pereira, à Munich

William Pereira, à Munich

Décevant. Pas nul. Simplement décevant. Le PSG a échoué dans sa quête du carton plein en phase de groupe de Ligue des champions en s’inclinant sur la pelouse du Bayern Munich mardi soir (3-1), et par le même biais à envoyer un message à l’Europe en manquant d’obtenir un bon résultat dans l’un des stades les plus difficiles du continent. Battus dans les duels derrière et pas guère inspirés devant à l’exception d’un Mbappé désireux de bien faire, Paris a récolté ce qu’il méritait et permis au Bayern de se rassurer avec un match-référence. Mais au bout du compte, Unai Emery et ses joueurs quittent l’Allemagne en ayant assuré l’essentiel : ils terminent premier du groupe B et seront tête de série lors du tirage des huitièmes de finale. C’est déjà ça.

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Paris a perdu la bataille pour la terre du milieu…

On ne sait pas si, comme la SNCF, le PSG a été victime d’un bug informatique, mais le fait est que le milieu Verratti-Draxler-Rabiot fonctionnait aussi bien mardi que les trains de la Gare Montparnasse dimanche. En retard sur tous les ballons, pas assez mobiles, bousculés physiquement, les trois du milieu ont été incapables d’assurer la connexion entre la défense et l’attaque.

Mention spéciale pour Draxler qui a traversé le match comme un fantôme. Bref le milieu parisien a été transparent pendant 45 minutes durant lesquelles Tolisso s’est fait un plaisir de montrer à Rabiot comment tenir un entre-jeu. Et marquer (d’abord à la 37e de la tête). Deschamps l’a sans doute vu.

Mais contrairement à la catastrophe du Camp Nou, le PSG a sauvé sa face

Au retour du vestiaire, à 2-0 pour les Bavarois, les hommes d’Unai Emery étaient sur les standards de la remontada du Camp Nou. Et au moment où on les voyait fébriles, très bas sur la pelouse, Kylian Mbappé a décidé d’imiter Coco Tolisso en marquant d’un coup de casque (50e), ce qui a eu le mérite d’apporter de la sérénité au PSG pendant dix minutes. L’attaquant français aurait en outre dû offrir la balle du 2-2 à Cavani quelques instants plus tard s’il n’avait pas opté pour un crochet aussi gourmand qu’inutile dans la surface. Comme contre Strasbourg et Monaco, Paris a pêché dans la finition et été puni par un nouveau but de Tolisso. L’académie est formidable.

Les Français au top, les Brésiliens moins

Homme du match, l’ancien Lyonnais a rayonné dans une équipe où ses compatriotes Coman et Ribéry ont (bien) démarré. De retour de blessure, le Kaiser a remporté son duel de vieux face à Dani Alves avant de sortir (66e) tandis que Coman a dégusté Kurzawa et sa coupe de cheveux improbable sur le flanc opposé. Pour les Brésiliens, la soirée a été un peu plus dure. Thiago Silva est sorti sur blessure (74e) après s’être à nouveau montré incapable de tenir fermement sa défense dans un match à enjeu. Quant à Neymar, à part une ou deux percées, il semblerait qu’il ne digère définitivement pas le froid. Paris n’a plus qu’à espérer qu’il fasse 15 degrés au mois de février pour les huitièmes de finale.

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