JO de Paris 2024 : « J’ai pris la tempête ! », Léon Marchand revient sur son été olympique et son nouveau statut d’icône
HE IS BACK !•Entré dans une nouvelle galaxie depuis les derniers JO, qui l’ont fait passer du statut de simple sportif à icône et chouchou du public, Léon Marchand dit avoir digéré cela et être prêt à reprendre le fil de sa carrière dans les bassinsA.L.G.
C’est l’heure de la reprise pour le Roi Léon. Star des derniers JO de Paris, avec une moisson de médaille inédite dans l’histoire olympique française, Léon Marchand ne s’était plus exprimé publiquement depuis près de huit mois. C’est le temps qu’il lui a fallu pour digérer ses performances de zinzin des bassins et, surtout, ce nouveau statut d’icône qu’il n’avait pas forcément vu venir. Dans un long entretien à L’Equipe, ce samedi, le Toulousain s’est confié sur cet après-JO pas forcément de tout repos.
« J’ai connu différents épisodes depuis les Jeux de Paris, ça a été un sacré remue-ménage. J’ai pris la tempête ! Une tempête médiatique, populaire… C’était vraiment énorme pour un adolescent de 22 ans (il sourit). J’en ai profité au maximum avec ma famille, mes proches, mes potes, avec ces gens qui me reconnaissent dans la rue, veulent faire une photo, me disent bravo et merci. Ça, c’est tous les jours, confie-t-il. Pas ici [à Austin, aux Etats-Unis, où il vit et s’entraîne], où je suis un parfait inconnu, mais quand je suis en France. Juste après les Jeux, c’était génial de profiter de tout ça. Le problème, c’est que ça a duré. »
S’il avait conscience d’avoir marqué les cœurs et les esprits des Français, qui se sont pris d’amour pour ce gamin de 22 ans à la banane communicative, Léon Marchand pensait que la vague populaire finirait par passer. Ce ne fut pas le cas à l’en croire. « Je pensais que la ''hype'', comme on appelle ça en américain, que cette popularité allait redescendre assez rapidement. Ça n’a pas été le cas et, ce n’est pas grave, je me suis adapté. »
Un road-trip australien qui lui a fait du bien
Alors, pour couper un peu de tout ça et s’aérer l’esprit, le quadruple champion olympique s’est offert un petit voyage de trois mois en Australie, avec un autre nageur, Alberto Razzetti, avec lequel il a partagé son temps entre le surf et la natation, auprès de Dean Boxall, qui entraîne à Brisbane un groupe de spécialistes de crawl, dont la quadruple championne olympique Ariarne Titmus.
De retour au bercail, à Austin, depuis deux semaines, Marchand se sent fin prêt à reprendre le fil d’une carrière qui aura connu un sacré coup d’accélérateur en l’espace d’une année. « Je commence à peine. Et c’est bien ! J’ai faim, et j’ai envie de changer ma manière de fonctionner, d’aborder mes courses, ma stratégie, détaille le Toulousain. J’essaie d’évoluer chaque année, et encore plus après cet énorme chapitre des Jeux de Paris. Il faut écrire une nouvelle page. » Le rendez-vous est pris pour dans trois semaines, à l’occasion du Tyr Pro de Fort Lauderdale, où le Français pourra se mesurer au gratin des nageurs américains. On a déjà hâte d’y être.



















