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Le record d’accord, mais ce sont aussi les JO de la clim pour les Français

JO 2024 – Basket 3x3 : Le record de médailles d’accord, mais ce sont aussi les Jeux de la clim pour les Français

La belle médailleAprès avoir éliminé les champions du monde serbes et les champions olympiques lettons, les Bleus ont buté en finale contre les Pays-Bas en prolongation, sur un tir venu d’ailleurs
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • L’équipe de France masculine de basket 3x3 s’est inclinée en finale des Jeux olympiques face aux Pays-Bas, à la suite d’un dernier stratosphérique de Worthy de Jong.
  • La France a réussi un magnifique parcours, en battant la Serbie, multiple championne du monde, et la Lettonie, championne olympique.
  • Ce n’est pas la première fois de ces Jeux que la France perd un match décisif de manière cruelle.

Sur la place de la Concorde,

« Bonjour, je m’appelle Timothée, et moi aussi j’ai vécu un épisode traumatisant ». « Bonjour Timothée, bienvenue au club, je te présente Auriane, Samir, Titouan, et d’autres viendront nous rejoindre bientôt, c’est sûr. » Voilà, ça y est, le club des Attristés Anonymes des Jeux olympiques vient de voir le jour. Tous ses membres ont la particularité d’avoir connu un épisode traumatisant pendant leur compétition : une défaite sur le fil, qui les empêche de rêver plus grand.

Car on a beau parler du record de médailles réalisé par la délégation française, que serait le tableau de ces belles breloques si tout ce beau monde n’avait pas vécu le traumatisme ultime pour un sportif lors d’une grande compétition : pour une seconde, une touche, un dixième, un exploit incroyable…

Les basketteurs 3x3 coiffés au poteau

Quand on a vu Worthy de Jong faire ses petits pas de danse, quelques minutes après avoir donné le titre olympique aux Pays-Bas, lundi soir, il y avait un mélange de rage et de reconnaissance : oui, cet homme sait tout bien faire. Comme ce shoot sorti de nulle part lors de la prolongation en finale olympique face à la France. Pourtant très bien marqué par Timothée Vergiat, le Batave, n°3 mondial, a réalisé un tir sensationnel.

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« Il met vraiment un tir de l’espace et que dire hormis bravo à lui, réagissait Lucas Dussoulier après la finale. On ne peut pas avoir de regrets sur ce tir, Tim (Vergiat) fait la défense parfaite, il est dans ses pattes et il le met. On est déçu, on est triste, mais ce tir assez fou nous permet de relativiser parce qu’on a fait le match qu’il fallait face à l’une des meilleures équipes au monde. » Malgré cet or arraché des doigts par De Jong, Dussoulier, Vergiat, Séguela et Rimbaut apportent la première médaille de l’histoire du 3x3.

Le dixième de trop pour Aït-Saïd

Contrairement aux basketteurs, qui étaient fiers de leur parcours, après avoir notamment éliminé les champions olympiques et les champions du monde, Samir Aït-Saïd ne trouvait pas beaucoup de motifs de satisfaction après sa quatrième place aux anneaux. Le même résultat que trois ans auparavant, à Tokyo. D’autant que le gymnaste était vraiment très proche du podium.

Le porte-drapeau des Jeux au Japon avait livré une bonne performance, à l’issue de laquelle il a explosé de joie. Mais l’annonce de sa note l’a plongé dans une grande tristesse : 15,000 points, à un dixième de la médaille de bronze. « J’ai fait une contre-perf, se désolait-il. Je suis dégoûté, triste, déçu et je m’en veux. J’ai échoué, clairement. Je n’ai aucune excuse. »

Titouan Castryck, deux dixièmes de regret

Une petite erreur et c’est l’or qui s’en va. Sur le bassin de Vaires-sur-Marne, vendredi, Titouan Castryck avait l’or dans sa pagaie en kayak slalom. Mais une petite erreur à mi-course lui a été fatale. Alors qu’il dominait nettement la finale, le jeune breton aurait perdu, selon l’ancien champion du monde « quatre secondes » dans cette manœuvre. A l’arrivée, il est deuxième avec seulement deux dixièmes de retard sur le champion olympique Di Gregorio.

« Je suis un peu déçu quand même de ce résultat, deux dixièmes ce n’était pas loin, commentait Castryck, qui a eu le seum un peu plus au moment de récupérer sa médaille. Sur le podium, ce qui m’a plus rouvert la plaie [de la déception de manquer de peu l’or] c’est l’hymne italien qui était hyper long et qui ne s’arrêtait jamais. » Et sa disqualification dans le kayak-crosse lundi n’a pas dû arranger le schmilblick.

Auriane Mallo-Breton, presque touché

Elle est sûrement la révélation de ces Jeux olympiques pour l’escrime française. L’épéiste est repartie de Paris avec deux médailles d’argent. L’or est passé si près, à une touche à chaque fois. « On va célébrer mais ça fout les boules, soufflait la jeune maman. Deux fois, c’est compliqué mais c’est surtout que je voulais mettre la dernière pour les filles. Elle me touche la main, je ne sais même pas comment elle fait. Elle balance sa lame. »

Même si ce n’était pas pour les médailles, d’autres Français ont aussi été battus d’une touche lors de leurs assauts, comme Maxime Pauty ou Enzo Lefort lors des quarts de finale… Cruel pour les deux épéistes qui auraient pu aller chercher la médaille en individuel. Ils se sont rattrapés avec le bronze obtenu en équipe.

Trois de ces quatre « déceptions » ont un point commun : avoir été couvertes par le même journaliste, celui qui écrit à présent ces dernières lignes. Promis, on va s’éloigner de la délégation française, un bilan positif se joue à si peu.