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On a vécu le quatrième titre de Léon Marchand dans les autres arènes des JO

JO 2024 : Cris, « Marseillaise », ovation… On a vécu le quatrième titre de Léon Marchand dans les autres stades des Jeux

Vive la FranceLes finales de Léon Marchand déclenchent la folie dans les autres enceintes parisiennes, qui se transforment en chaudron durant quelques secondes
Antoine Huot de Saint Albin, avec J.L.D., W.P., N.S.

Antoine Huot de Saint Albin, avec J.L.D., W.P., N.S.

L'essentiel

  • Partout dans l’Hexagone, la France vibre au rythme des exploits de Léon Marchand, qui a décroché sa quatrième médaille d’or ce vendredi soir.
  • Même dans les autres stades, salles des Jeux, le public suit les exploits du Toulousain et hurle sa joie, même pendant le déroulé d’une épreuve.
  • Au Grand Palais, à Lille ou à Saint-Quentin-en-Yvelines, on a vibré avec Léon Marchand, sans voir la course.

Au Grand Palais, et partout ailleurs,

On ne peut pas dire qu’on ne connaît pas Léon Marchand, bien au contraire. Mais, quand on nous parle du dauphin toulousain, qui vient de ramener sa quatrième médaille d’or des Jeux olympiques du siècle, on peut seulement opiner du chef et dire : « Ouais, il est super fort, mais on n’a pas vu la course en direct, donc bon… » Excusez-nous de suivre le spectacle qui se déroule sous nos yeux, que ça soit au basket, à l’escrime, au BMX ou au trampoline.

Heureusement, à l’inverse de Vincent Van Gogh, il nous reste encore nos deux oreilles. Et on a pu vivre le sacre de la star des Jeux en écoutant le public français qui, un œil sur le téléphone, n’a pas manqué de saluer son champion d’une énorme ovation. Comme s’il assistait vraiment aux exploits de Léon Marchand. C’est ça, la France. Petit tour d’horizon des différents sites où on a vibré.

« Marseillaise » et pleurs des escrimeurs

  • L’Arena de Bercy

L’épreuve de trampoline est finie depuis trente minutes, la cérémonie depuis quinze. Pourtant, une bonne partie du public reste scotchée à son siège. C’est que Marchand va nager et hors de question de ne pas partager un instant de communion au stade. Le nageur s’élance, et ça y est que ça crie et que ça gueule, peut-être plus que pendant l’épreuve (hors passage du Frenchie bondissant). Victoire écrasante, la salle explose et fête la victoire du Français, privilège qu’elle n’a pas eu sur sa propre épreuve. Merci Marchand, quelque part l’Arena de Bercy aura aussi vécu sa médaille d’or française.

  • Le Grand Palais

Les supporters français viennent de vivre une énorme désillusion, avec l’échec des épéistes tricolores en quête d’une médaille de bronze. En zone mixte, en quête des premières réactions des escrimeurs, et alors que la finale entre le Japon et la Hongrie se dispute, une clameur monte, monte, monte jusqu’à l’explosion au moment de la victoire de Léon Marchand. Une Marseillaise est même reprise à tue-tête dans la foulée. Pendant que le public entonne l’hymne, Luidgi Midelton s’effondre en larmes, comme s’il avait pris conscience qu’il ne pourra pas vivre pareille émotion.

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« Allez, Léon »

  • Au stade Pierre-Mauroy, à Lille

Alors que les Bleus du basket se préparaient à affronter le champion du monde allemand, les supporteurs avaient les yeux rivés sur leurs portables. Avant la course, des « Léon, Léon » et des « Allez Léon » descendaient des tribunes, avant qu’un bruit sourd n’accompagne toute la course du Toulousain. L’extase est montée crescendo jusqu’à l’orgasme final, sur la touche de l’Elu.

  • A Saint-Quentin-en-Yvelines

Au BMX, il y a eu quiproquo entre le speaker, d’abord désespéré de ne pas obtenir le silence nécessaire au bon départ de la deuxième manche des demi-finales dames, puis persuadé que l’ambiance montait pour la Française Axelle Etienne grâce à son bon boulot au micro. « Allez-y faites du bruit, c’est les Jeux, ça n’arrive que dans une vie. » Sauf que les supporters Français n’en avaient rien à secouer et criaient depuis une bonne quinzaine de secondes le nom de Léon Marchand, en lice pour sa finale du 200 m 4 nages. Quand le nageur franchit la ligne en tête, le public explosera de joie avant de se taire enfin. La course a pu partir.