JO 2024 – Voile : Le report de la finale, un avantage pour les Françaises qui ont «déjà fait 4 Jeux» et «des enfants»
JO PAris 2024•La finale des 49er FX, dans laquelle les Françaises Charline Picon et Sarah Steyaert jouent la médaille d’or, a été reportée jeudi en raison du manque de vent après une looooooongue journée d’attenteAdrien Max
L'essentiel
- La finale des 49er FX, dans laquelle les Françaises Charline Picon et Sarah Steyaert peuvent viser la médaille d’or, a été reportée à vendredi à cause du manque de vent ce jeudi.
- Charline Picon et Sarah Steyaert ont pourtant passé une journée à patienter, souvent en mer et parfois à terre.
- Une longue attente également difficile a géré pour les familles, et notamment les filles des deux navigatrices.
A la Marina olympique de Marseille,
« Ça fait partie de la voile, on a l’habitude de vivre ça même si ça peut paraître étonnant. » Ou carrément chiant, comme cette journée de jeudi passée sur la Marina olympique de Marseille à attendre le vent. Et donc la finale des 49ers FX des JO de Paris 2024, dans laquelle nos Françaises Charline Picon et Sarah Steyaert jouent la médaille d’or !
Initialement prévue à 15h40, la course pour la médaille a été plusieurs fois repoussée avant que le couperet ne tombe à 17h37, heure du dernier départ possible : la finale est reportée à vendredi. Éole n’était encore pas des nôtres, et l’abandon de la finale des hommes, à deux reprises malgré un départ déjà donné, était donc un bon indice sur le déroulé de la journée.
« Une journée de plus à attendre maman »
« Un moment il y a eu du vent fort on s’est dit : "Là, c’est les conditions parfaites". Et ensuite, c’est tombé. Après il a fallu attendre, partir sur l’eau, on y a recru et finalement non. On a fait une répétition, on était prête, mais il faudra refaire ça vendredi », préfère relativiser Charline Picon, qui a déjà connu l’attente lors de ses précédents JO. Mais jamais le report d’une finale.
Comme elles nous le confiaient mercredi, les deux mamans n’attendaient pourtant qu’une chose : tomber dans les bras de leur famille, et surtout de leurs filles, à l’issue de cette course finale, médaille ou pas. Ce qu’elles se sont quand même permis de faire, histoire, aussi, de remercier tout ce petit monde venu les encourager sous un soleil de plomb. « C’est plus difficile pour eux que pour nous, c’est une journée de plus à attendre maman », confie Sarah Steyaert.
Musique et partage des émotions
Heureusement que la plage n’est pas loin pour occuper les filles pendant ces longues heures d’attente. « C’est très long, et elles sont très fatiguées après cette semaine. Surtout qu’il a fait chaud tous les jours. C’est un peu compliqué pour elles aussi », s’inquiète même un peu Agnès, la maman de Charline Picon.
Après avoir applaudi sa fille aux alentours de 13h45 lors de la présentation des concurrentes de la finale, Agnès a passé son après-midi « à faire les cent pas, à regarder la montre, le téléphone », tout en n’oubliant pas de se rafraîchir sous ce soleil de plomb. Pendant que sa fille et Sarah ont « écouté un peu de musique, partagée les émotions, ou relâché par moments la pression en regardant les garçons tout en restant concentrées » jusqu’au moment de retourner sur l’eau. Pour rien, donc.
« Je vais rester un jour de plus je n’ai pas le choix »
Et c’est sous l’une des rares tentes qui offrent un peu d’ombre qu’on retrouve Agnès juste après l’annonce du couperet. « On était tous là, prêt à faire feu. Et puis non. Je suis un peu, pas abattue, mais on va devoir encore passer une nuit à attendre. C’est très stressant, on se disait : "C’est bon à cette heure-là on saura", et en fait non. »
Coup dur, aussi, pour Yoann. Le frère de Charline Picon a pris la route dans la nuit depuis Chamonix pour faire la surprise à sa sœur, et à ses parents. Il a surtout abandonné quelques heures ses équipes, lui qui est chef dans un restaurant pour vivre ce jeudi, censé être si spécial. « Je dois les avoir au téléphone à la fin du service pour savoir si ça s’est bien passé. Si c’est le cas, on reste dans la même configuration, et sinon on fermera et je remonterai samedi. Maintenant que je suis là, je vais rester un jour de plus je n’ai pas le choix », en rigole-t-il. Après avoir manqué Tokyo à cause des restrictions Covid, pas question pour Yoann « de louper celle à la maison. Je me dois d’être là. »
Il passera donc une nouvelle nuit de plus à Marseille, tandis que Charline et Sarah comptent cette nuit supplémentaire de pression pour prendre un avantage. « Nos concurrentes vont être plus fatiguées, nous, on a fait quatre Jeux olympiques », positive Charline Pichon. « Et des enfants ! », ajoute Sarah Steyaert.


















