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« Magique », à Marseille les spectateurs vivent les JO les pieds dans l’eau

JO 2024-Voile : « J'avais pas prévu les maillots », à Marseille les spectateurs matent les épreuves les pieds dans l’eau

LES JO A LA PLAGELa Marina Olympique de Marseille, où se déroulent les épreuves de voiles, dispose d’une plage privée ou les spectateurs peuvent allier bronzette et Jeux Olympiques
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • Les épreuves de voile des Jeux olympiques de Paris 2024 ont débuté ce dimanche à la Marina olympique de Marseille.
  • Les spectateurs présents pour le début des épreuves ont pu profiter d’une expérience unique, celle de profiter d’une journée à la plage tout en regardant les épreuves.
  • La Marina olympique est « le seul site en métropole à avoir une plage privée Paris 2024 ».

A la Marina olympique,

La plage, le soleil avec une température de 32 degrés dans l’air, du sable, et une eau à 24 degrés. Des conditions idéales pour profiter d’un dimanche en famille, ou entre amis, sur l’une des plages de Marseille en cette fin du mois de juillet. Sauf que sur la plage du Prado, d’étranges silhouettes se mélangent aux nombreux baigneurs dans l’eau. Ce sont les concurrents des IQ foil, les planches à voile à foil, qui tentent de rejoindre le large pour leurs premières sessions de compétition dans ces épreuves de voile des Jeux olympiques de Paris 2024.

Rachel, 19 ans, et sa copine Valentine, 20 ans, étaient d’ailleurs aux premières loges pour admirer le spectacle : « On était dans l’eau quand les planches sont parties, c’était assez magique pour le coup. On les a vus partir à deux pas, c’est vraiment génial. En plus il y a eu une super ambiance quand les planches des Français sont passées. »

Seul site en France métropole avec « une plage privée »

Elles sont venues avec les parents de Rachel depuis Toulouse pour vivre les Jeux olympiques de Paris 2024 à Marseille, et passent leur dimanche à la Marina olympique après avoir découvert le stade Vélodrome la veille. Mais jamais elles n’auraient imaginé s’offrir un petit bain et une session bronzette, tout en profitant des épreuves de voiles. « On n’avait pas du tout prévu de se baigner, le maillot n’est même pas à moi j’ai dû l’emprunter à une copine qui est de Marseille. On ne pensait pas du tout que ce serait chill comme ça », savourent les deux amies.

C’est l’une des particularités de vivre les Jeux olympiques à Marseille, « le seul site en métropole à avoir une plage privée Paris 2024 », explique, pas peu fière, la directrice de la Marina, Pauline Laïd. « C’est une de nos particularités, et c’était aussi essentiel vu les fortes chaleurs qu’on a aujourd’hui, et la longueur des sessions sportives. On a des sessions qui durent 7 heures, on voulait que les spectateurs envisagent leur venue à la marina comme une vraie journée d’activité », détaille-t-elle.

Les spectateurs, qui ont déboursé 24 euros pour une journée à la Marina, sont donc invités à venir équipés de « maillot de bain, serviettes, et de jumelles pour voir ce qu’il se passe au loin ». Sur place, des parasols, des jeux de plages et même des bouées à l’effigie des JO sont disponibles en prêt. Des paddles, aussi, même si Rachel et Valentine n’osent pas les emprunter par peur de « shooter » un des nombreux enfants présents sur le site.

Marseille, « la meilleure option »

Thomas, 39 ans, est justement venu avec sa compagne Léa, 34 ans, et leur fils de 7 ans, Eliott. Eux non plus ne s’étaient pas imaginés une telle journée. « J’avoue que je ne savais pas du tout qu’on pouvait se baigner. J’avais prévu les jumelles parce qu’on savait que c’était au large, mais on s’est rendu compte sur le trajet que c’était possible de se baigner. Donc on a fait demi-tour pour prendre les maillots de bain et les serviettes. On était partis la fleur au fusil, au final on peut même mieux faire que ça », confie Thomas.

Depuis, la petite famille vie sa meilleure vie dans « un cadre trop sympa », « une ambiance familiale » et « pas du tout oppressante comme dans un stade », selon Léa. Au point de voir Thomas ne plus du tout regretter de ne pas avoir réussi à avoir des places pour des épreuves à Paris. « Au final les JO de Paris à Marseille, c’est la meilleure option. C’est plus simple et plus sympa. On a regardé la cérémonie sous la pluie, le cyclisme sous la pluie, alors qu’ici il y a un soleil incroyable », se réjouit-il.

Manque d’ombre, et de spectacle

Un soleil qui tape d’ailleurs un peu trop fort pour Anne, 53 ans, et sa sœur Christine, 51 ans, qui, elles non plus, ne savaient pas qu’un petit bain était possible. « Si on avait su, on aurait pris le maillot », expliquent celles qui profitent quand même de cette ambiance de « festival », la musique en moins. Seul bémol pour les deux sœurs, « le manque d’ombre », alors que le département est justement placé en alerte canicule depuis ce dimanche.

Et le manque de spectacle, aussi, avec des épreuves disputées très loin de la plage à cause du manque de vent, voire tout simplement annulées comme pour les planches à voile. « Ce n’est pas grave, on les encourage même s’ils n’ont pas pu concourir, l’idée c’est vraiment qu’ils sentent au maximum qu’on est derrière eux », relativise Thomas.