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JO 2024 Beach-volley : « J’ai rarement vu ça »… On était au latinico Brésil-Cuba et c’était bouillant
Sous le soleil•Au pied de la tour Eiffel, le choc de la phase de groupe du beach-volley entre le Brésil et Cuba s’est déroulé sous la canicule et une folle ambianceAntoine Huot de Saint Albin
L'essentiel
- Au pied de la tour Eiffel, le tournoi olympique de beach-volley se déroule dans une grosse ambiance.
- Lors de Cuba-Brésil, ce mardi, des dizaines de supporters auriverde avaient fait le déplacement, mais n’ont rien pu faire pour aider les leurs.
- Public en symbiose avec le DJ, ola, et chaleur extrême, c’était une belle matinée sur le champ de mars.
Dans le Maracana au pied de la tour Eiffel,
On avait fini à s’y habituer, à cette clim frigorifique du Grand Palais, où se déroulent les assauts d’escrime. On avait même pris nos dispositions : un sweat à capuche, une petite veste et on était parés pour vaincre les bourrasques venant chatouiller notre corps si frêle. Tout ce barda qui nous a servis absolument à rien au moment de monter en tribunes voir l’affiche ensoleillée de beach-volley Brésil-Cuba, au pied de la tour Eiffel, avant de rejoindre le Grand Palais pour l’épée femme par équipe.
On avait flairé que ce duel latino-américain pouvait nous offrir quelque chose de sympa, surtout en tribunes. Et on a été gâtés, notamment car la paire cubaine Nolsen Diaz Amaro et Jorge Luis Alayo Moliner a fait le spectacle, en détruisant la paire brésilienne, grande favorite, et en jouant avec le public, pas en reste pour s’enflammer alors que la température était déjà bien haute (33°C, 72°C en ressenti). Des légers déhanchés, des mains en l’air, des grands sourires venaient ponctuer les blocs énormes et les smashs supersoniques.
« Une expérience énorme »
Et, même s’il y avait des dizaines et des dizaines de supporters brésiliens, drapeaux vert bleu et jaune agités au (léger) vent, le public français a vite pris fait et cause pour les outsiders cubains : « Les Français nous soutiennent vraiment pas mal, s’est réjoui Nolsen Diaz Amaro. Pourtant, contre le Brésil, et c’est pareil quasiment à chaque fois, tout le public est pour eux. Je ne sais vraiment pas pourquoi, mais on est habitués maintenant. »
La paire cubaine pouvait notamment compter sur le soutien de Reinaldo Romero, ancien joueur de la sélection, ami du sélectionneur. Crâne dégoulinant de sueur, le Cubain donne de sa personne pour soutenir les siens, se dandine avec son drapeau et kiffe absolument le moment. « C’est fantastique ici, nous explique-t-il, alors qu’on est en train de fondre au soleil. Le coach m’a dit qu’il n’avait jamais été dans une ambiance pareille, jamais dans un cadre pareil. Pour moi, c’est une expérience énorme, avec énormément de spectateurs. »
« Ish, ish, ish »
Des spectateurs qui, en plus d’avoir la peau grillée par le soleil, en profitent pour suivre un DJ en très grande forme, en reprenant en chœur des « Ish, Ish, Ish », d’une musique qui nous est inconnue, mais qui nous a rappelé les plus belles heures d’Hatem Ben Arfa à Lyon ou à Nice. Des spectateurs qui lancent une ola folle à quelques points de la fin du match. Des spectateurs qui vivent leur meilleure vie en recevant de l’eau sur le ciboulot venant d’un tuyau d’arrosage.
Tout ça ponctué d’un petit selfie avec la tour Eiffel, une glace pour refroidir un peu le corps, tout en agitant un éventail, avec un peintre qui immortalise la scène tout en haut de la tribune de presse. L’Arena du champ de Mars, c’est vraiment l’endroit où il faut être durant ces Jeux olympiques.
Les Brésiliens admiratifs, mais faut pas pousser
« Franchement, j’ai rarement vu ça, nous sort, admiratif, Julio Cesar Mejias, journaliste cubain à Agencia Prensa Latina. Oui, quand on joue au Brésil, par exemple à Saquarema, il y a une ambiance un peu hostile, parce qu’ils jouent à domicile, mais sur le circuit le reste de l’année, tu vas à Jablonski en Pologne ou à Ostrava en Tchéquie, c’est calme, mais calme, rien à voir. »
Et, même les supporters brésiliens, qui ont vu leurs chouchous, n°2 mondiaux, s’incliner, étaient émerveillés par cette ambiance, comme Flavia, qui était accompagné par les femmes des deux joueurs auriverde : « C’est vraiment incroyable comme ambiance, spectaculaire, mais désolé, il faut que je regarde mon équipe préférée. » Ne t’inquiète pas Flavia, on file à l’escrime. Il y fera moins chaud.



















