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Miné par son élimination, Djalo reçoit une vibrante « Marseillaise » du public

JO 2024 Judo : « Ça m’a fait chaud au cœur »… Le public soutient Alpha Djalo avec une vibrante « Marseillaise »

« UN MOMENT de PARTAGE »Eliminé ce mardi midi dès les huitièmes de finale dans la catégorie – 80 kg, le judoka de 27 ans a été raccompagné de façon émouvante par les spectateurs de l’Arena Champ-de-Mars
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Alpha Djalo a été éliminé ce mardi midi dès les huitièmes de finale dans la catégorie – 80 kg par l’Ouzbek Sharofiddin Boltaboev.
  • Abattu, le judoka français de 27 ans a alors reçu une belle marque de soutien du public tricolore, qui s’est mis à lui dédier une Marseillaise.
  • « C’est un beau message qu’ils m’ont envoyé, ça m’a fait chaud au cœur », confie l’intéressé, qui participait à ses premiers Jeux olympiques.

Ne cherchez plus La Marseillaise la plus émouvante de ces débuts de JO de Paris 2024, elle vient d’avoir lieu ce mardi midi à l’Arena Champ-de-Mars. Après avoir retourné de manière magistrale la tête de série numéro 6 du tournoi – 80 kg (l’Azerbaïdjanais Zelim Tckaev) au tour précédent, le judoka tricolore Alpha Djalo s’est incliné en 8e de finale face à l’Ouzbek Sharofiddin Boltaboev. Son rêve de médaille, pour ses premiers Jeux olympiques à 27 ans, s’est donc subitement envolé, au contraire de Clarisse Agbegnenou, qualifiée dans le dernier carré en – 63 kg.

Totalement abattu au moment de quitter le tatami, Alpha Djalo est allé s’accroupir, prostré, au pied d’une tribune de la salle parisienne. C’est alors qu’une minute après la fin de son combat, une Marseillaise s’est élevée en intégralité de tout le public français. A des années-lumière de celle qu’on a l’habitude d’entendre en avant-match ou pour accompagner une médaille d’or tricolore. Non, là, on était dans une version beaucoup plus calme, comme visant à soutenir un proche face à un coup dur.

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« Les gens se battent comme des fous »

« Oui, j’ai eu cette sensation, nous confirme l’intéressé. Je suis quelqu’un d’entier, je combats beaucoup avec mon cœur et je pense que les gens ont voulu me le rendre. C’était un moment de partage. Ils se sont rendu compte que c’était compliqué pour moi. C’est ce genre d’image qu’on aime voir au judo mais aussi en France. C’est un beau message qu’ils m’ont envoyé. Ça m’a fait chaud au cœur. » Très touché, Alpha Djalo est allé plus loin pour remercier le puissant soutien du public à Paris en faveur des athlètes français.

« Dans les salles et les stades, c’est une ambiance de malade. Merci aux supporteurs, ce n’est pas facile. On fait du judo, on est un peu des privilégiés. Les Jeux olympiques, c’est beaucoup d’organisation et beaucoup de chamboulement pour les gens dans Paris, sur la circulation par exemple. Et les gens se battent comme des fous : ils viennent et ils nous encouragent toute la journée. »

Alpha Djalo

« Il faut arriver à refermer la plaie »

Un discours plein de recul inspirant, moins de trente minutes après la fin de son aventure olympique. Parvient-il à se projeter avec optimisme sur Los Angeles 2028, maintenant qu’il a pris goût à la ferveur d’un tel événement ?

« Faire ces JO à Paris, il n’y a pas plus beau cadeau. Forcément, ça donne envie de revenir. Mais il faut prendre le temps de souffler, de digérer, de se remettre de nouveaux objectifs. Il faut arriver à refermer la plaie, et ça ne se referme pas en une semaine. » Revoir les images de cette Marseillaise, et des puissants « Alpha, Alpha » qui ont suivi pour accompagner sa sortie de l’Arena pourrait encore lui remettre du baume au cœur dans les prochaines semaines.