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JO 2024 - Judo : « Ça veut dire que Dupont et Manaudou, ils me connaissent »… Shirine Boukli ravie de lancer les Bleus
A jamais la première (MEDAILLE)•La judokate de 25 ans savoure « la dinguerie » que représente sa médaille de bronze, ce samedi en moins de 48 kg, la première de toute la délégation française sur ces JO de Paris 2024Jérémy Laugier
L'essentiel
- La judokate Shirine Boukli a remporté, ce samedi à l’Arena Champ-de-Mars, la médaille de bronze en moins de 48 kg.
- Il s’agit de la première médaille de la délégation française lors de ces JO de Paris 2024.
- Très rafraîchissante en zone d’interview, la Gardoise de 25 ans a raconté sa « fierté » de « lancer l’équipe de France » dans ces Jeux à la maison.
A l’Arena Champ-de-Mars,
On a cru avoir enfin droit au passage dans la zone d’interview de Shirine Boukli, après l’avoir attendue en vain à chacun de ses combats ce samedi. Mais non, la judokate française de 25 ans a esquissé un pas vers les journalistes pressés de découvrir l’émotion de la première médaillée olympique tricolore (en bronze) de ces JO de Paris 2024, avant de faire demi-tour. La raison ? « Désolé, Zinédine Zidane tenait à la féliciter d’abord », nous a expliqué l’attachée de presse de la Fédération française de judo. Pas si mal cette excuse, on en convient. Quelques minutes plus tard, Shirine Boukli a déboulé, radieuse et solaire.
« C’est incroyable, je suis trop fière, confie la triple championne d’Europe en – 48 kg. Je ne réalise pas ce qu’il se passe, je vais à droite, à gauche, entre monsieur le président puis Zidane qui veut me dire bonjour. On aurait dit qu’ils étaient un peu fans quand même, c’était ouf ! »
« T’es un bulldog, y’a ton os au milieu »
Dominée en quarts de finale, à la mi-journée, par Natsumi Tsunoda, triple championne du monde de la catégorie, et désormais championne olympique, Shirine Boukli a su arracher ses deux combats de l’après-midi pour grimper pour la première fois de sa carrière sur un podium olympique.
« Je voulais marquer l’histoire de mon sport, peu importe la couleur de la médaille. Shirine, elle a grandi, on se relève et on y va, tu as déjà battu ces filles-là, tu ne peux pas perdre, c’est impossible. J’ai ma fierté qui me parlait et qui me disait : « T’es un bulldog, y’a ton os au milieu, tu es chez toi à Paris, c’est ton terrain ». »
L’Italienne Assunta Scutto puis l’Espagnole Laura Martinez Abelenda n’ont rien pu faire face au « bulldog » du Gard, qui tenait trop à prendre sa revanche sur Tokyo 2021, alors « dégoûtée » par une élimination au premier tour sur trois pénalités. Avec à la clé ce samedi la symbolique de « lancer l’équipe de France ».
« Soit je me ch…. dessus face à ça, soit je m’en servais comme une source de motivation en plus. C’était excitant, quand je pense à des Antoine Dupont, Teddy Riner, Florent Manaudou, "wah la dinguerie Shirine". Là, ça veut dire que tous ceux-là, ils me connaissent… » Avant de conclure, aussi comblée qu’émue : « Je ne sais pas si ma vie va changer. Mais déjà je kiffe car tout ça, c’est trop beau ». On te confirme, Shirine.



















