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Des athlètes déjà en galère dans Paris pour rejoindre les sites des JO

JO Paris 2024 : « Des couacs d’organisation »… Des athlètes déjà en galère pour rejoindre les sites des compétitions

CA BOUCHONNE UN MAXDes escrimeurs français ont mis 1h40 ce jeudi pour effectuer le trajet en car entre le village olympique et le Grand Palais, où auront lieu leurs épreuves des JO de Paris 2024. De quoi soulever des questions à la veille de la cérémonie d’ouverture
Nicolas CamusJérémy Laugier

Nicolas Camus, Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Si quelques épreuves des Jeux olympiques de Paris 2024 ont débuté dès mercredi, la cérémonie d’ouverture n’aura lieu que vendredi soir.
  • Certains « couacs d’organisation » apparaissent déjà à Paris, puisque des escrimeurs ont mis 1h40 pour effectuer le trajet entre le village olympique et le Grand Palais.
  • Cette problématique peut-elle empoisonner la vie des athlètes d’ici au 11 août ?

L’enfer de la circulation à Paris n’épargne pas les athlètes olympiques. Avant même la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024 vendredi soir, on apprend que la délégation française d’escrime s’est retrouvée dans une belle galère. Les escrimeurs français, dont le champion olympique Romain Cannone, ont ainsi mis ce jeudi… 1h40 pour effectuer le trajet entre le village olympique et le Grand Palais, site des épreuves d’escrime des Jeux à partir de samedi.

Outre Romain Cannone, les autres épéistes de l’équipe de France Yannick Borel, Luidgi Midelton et Paul Allègre ont dû prendre leur mal en patience dans le car, coincés dans les bouchons parisiens au moment de reconnaître leur site de compétition. Ils devront y retourner vendredi, toujours depuis le village des athlètes situé en bordure nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, avec un plaisir non dissimulé.

« On va devoir anticiper au maximum »

« A un moment, la voie olympique s’est arrêtée, on n’a pas compris, sourit Yannick Borel. On a mis 1h40 en tout, mais c’est exceptionnel, puisque d’autres athlètes avaient mis 45 minutes pour le même trajet mercredi. Ça fait partie des aléas. » Les escrimeurs avaient pourtant rejoint en une quarantaine de minutes la Place de l’Etoile et l’Arc de Triomphe.

Mais ils sont ensuite restés bloqués avenue Marceau, en raison d’un barrage fatal de vérification des QR codes nécessaires à l’accès à la zone, avec des dizaines de véhicules immobilisés devant eux. « Il y a effectivement eu quelques difficultés pour pouvoir s’acheminer dans les délais prévus, confirme le DTN Jean-Yves Robin. J’espère que ça va se réguler car on parle d’un délai du simple au double là. Ce sont des couacs d’organisation qui peuvent arriver au départ. Pour l’instant, ça n’a pas trop d’incidences, on est sur le contrôle du matériel et les conférences de presse. »

Oui, mais comment s’assurer d’éviter un « couac » bien plus pénalisant une fois que la compétition débutera pour de bon, samedi dès 10 heures pour les épéistes féminines ? « Pour les épreuves, on va devoir réajuster ça et anticiper au maximum, mais on attend déjà que les tableaux sortent », précise Jean-Yves Robin.

L’option des transports en commun envisagée ?

« On réfléchit à y aller en transports en commun », confie dans le même temps à France Info la sabreuse Manon Apithy-Brunet. Car mercredi, les boxeurs tricolores avaient été confrontés à la même problématique, avec à la clé un retard de 45 minutes à leur point presse en raison des rues de Paris bloquées par la reconnaissance du contre-la-montre de cyclisme. Dans ce contexte, les escrimeurs olympiques, comme bien d’autres athlètes, pourraient-ils angoisser d’un retard le jour-J ?

« Bon, je crois que je commence à 12h25 dimanche, donc ça va, ça me laisse du temps pour arriver », glisse en se marrant Yannick Borel. Son compatriote Romain Cannone est tout aussi détendu sur le sujet : « Si le trajet met à nouveau plus de temps que prévu, je me dis que j’en profiterais pour écouter davantage ma musique. Il ne faut pas que des détails comme ça nous atteignent. » OK, nos Bleus ont validé leur test de zénitude et sont fin prêts pour ces Jeux à la maison.