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La Russie ne doit pas « boycotter » les JO selon son ministre des sports

JO de Paris 2024 : La Russie ne doit pas « boycotter », dit son ministre des Sports

BOYCOTTLe ministre des Sports russe Oleg Matytsine a indiqué que le boycott des prochains JO ne serait pas une bonne idée
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

La Russie, par la voix de son ministre russe des Sports Oleg Matytsine, a indiqué que le boycott des prochains JO ne serait pas une bonne idée, malgré les restrictions imposées pour la participation de ses athlètes en réaction à l’offensive en Ukraine. « Nous ne devons pas nous détourner, nous fermer, boycotter ce mouvement », a déclaré le ministre lors d’une réunion. Nous devons, autant que possible, préserver la possibilité de dialoguer et de participer à des compétitions. »

Le Comité international olympique (CIO) a autorisé début décembre les sportifs russes et biélorusses à participer aux Jeux de Paris (26 juillet-11 août) à condition qu’ils concourent sous bannière neutre, hors épreuves par équipes, qu’ils n’aient pas activement soutenu l’offensive russe en Ukraine et qu’ils aient franchi l’obstacle des qualifications.

La Russie, qui a dénoncé à plusieurs reprises ces critères qu’elle juge « humiliants » et russophobes, n’a pas formellement recommandé ou non à ses athlètes de se rendre à Paris. Le ministre Oleg Matytsine a déclaré attendre la prochaine réunion du CIO, les 18 et 19 mars.

Une Russie déjà bien tenue à l’écart

« Nous verrons quelle sera la décision finale du Comité international olympique […] mais, jusqu’à présent, la position est qu’il n’y aura pas de nouvelles recommandations et réglementations », a-t-il dit. En décembre, le président Vladimir Poutine avait estimé que le CIO risquait d'« enterrer le mouvement olympique » en imposant la bannière neutre aux sportifs russes et biélorusses.

Avant même son offensive contre l’Ukraine, la Russie voyait sa participation aux JO limitée en raison d’une série de scandales de dopage d’Etat qui ont discrédité un grand nombre d’athlètes et officiels russes. Malgré des preuves accablantes, le Kremlin a nié tout système de dopage organisé et qualifié, là aussi, les sanctions de mesures punitives antirusses.