JO de Paris 2024 : La suspension du comité olympique russe par le CIO confirmée par le TAS
OLympisme•Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté, ce vendredi, l’appel du comité olympique russe, qui contestait sa suspension décidée mi-octobreA.H. avec AFP
«Une discrimination sans précédent. » Le Comité olympique russe (ROC) n’a pas compris la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) de rejeter son appel, ce vendredi. Le ROC contestait ainsi sa suspension décidée mi-octobre par le Comité international olympique (CIO) en lien avec le conflit en Ukraine. Le CIO entend ainsi sanctionner le placement sous l’autorité de l’instance russe des organisations sportives des régions de Donetsk, Kherson, Louhansk et Zaporijjia, situées dans l’est de l’Ukraine et occupées par l’armée russe, a rappellé le TAS dans un communiqué.
La juridiction basée à Lausanne indique par ailleurs que sa décision est, à son niveau, « définitive et contraignante » mais qu’elle peut faire l’objet d’un appel dans un délai de trente jours auprès du Tribunal fédéral suisse. En réponse, le Comité olympique russe a estimé dans un communiqué que le TAS avait « depuis longtemps perdu son objectivité pour tout ce qui concerne la Russie », l’accusant d’être un « instrument politique » au service des Occidentaux.
La présence de certains athlètes russes à Paris pas remis en cause
A la veille du deuxième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le TAS a lui estimé que le CIO n’avait « pas mis à mal les principes de légalité, d’égalité, de prédictibilité et de proportionnalité ». La suspension désormais confirmée du ROC s’est ajoutée à une panoplie de sanctions prise par le CIO dès fin février 2022, juste après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe : interdiction de toute compétition internationale sur le sol russe ainsi qu’au Bélarus allié, et de tous les symboles officiels des deux pays sur les terrains et les podiums mondiaux.
Cette mesure du CIO a aussi pour effet de priver le ROC des financements olympiques. Elle n’a en revanche aucune conséquence sur la présence d’athlètes russes et biélorusses n’ayant pas soutenu l’invasion russe de l’Ukraine, sous bannière neutre, aux JO 2024 de Paris, autorisée début décembre par le CIO. Des critères que le Comité olympique russe a une nouvelle fois décrits comme « humiliants », estimant que le TAS faisait « tout son possible pour minimiser le nombre d’athlètes (russes) invités » à participer aux JO de Paris.


















