Mondial de handball: Les 10 trucs vraiment couillons qui pourraient empêcher les Bleus d’aller au bout

HANDBALL Parce que franchement, on ne voit rien de bien concret qui pourrait arriver à nos Experts, là, comme ça...

N.C. (avec la rédaction des Sports)

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Ouais bon là, on pouvait pas prévoir.
Ouais bon là, on pouvait pas prévoir. — Philippe HUGUEN / AFP - Montage

On récapitule vite fait. Le Danemark, champion olympique en titre, n’est plus là. L’Allemagne, championne d’Europe en titre, n’est plus là. L’Espagne, finaliste du dernier Euro et qui avait survolé la phase de poule, n’est plus là. Bref, ce n’est même plus un boulevard qui se présente devant l’équipe de France pour aller chercher son sixième titre mondial, c’est l’A1 au mois d’octobre. Un mardi. A 15h. A moins que… à moins qu’il se passe quelque chose de vraiment improbable entre la demi-finale jeudi soir contre la Slovénie et la finale attendue, dimanche. Allez, on exorcise tout ça - avec le soutien non négligeable du second degré (parfois…).

Que Titi Omeyer fasse deux mauvais matchs d’affilée

Le truc qui n’arrive jamais. Thierry Omeyer, inefficace contre la Suède mardi soir, devrait normalement être monstrueux jeudi. C’est la fameuse « loi Titi », qui régit le hand mondial depuis presque 20 ans maintenant. « C’est vrai qu’en général, s’il est passé à côté d’un match, le suivant il ne se rate pas. Pas deux fois ! », s’exclame Guigou. Et s’il y avait un bug dans la matrice ? Bon, il faudrait aussi, pour que ça mette les Bleus complètement dans la mouise, que son second Vincent Gérard se ramasse également et qu’on n’arrive plus à marquer de buts. Bonne nouvelle, Omeyer s’est requinqué en gagnant aux cartes dans le train qui a ramené les Bleus à Paris mercredi.

Que Guigou se trompe de camp face à la Slovénie

Montpellier, c’est son club. Depuis qu’il est passé pro, en 1999, Michaël Guigou n’a porté que le maillot du club héraultais. Alors, même s’il y a quelques compétitions internationales de temps en temps, les réflexes ne sont jamais très loin. Et avec tous ces Slovènes qui ont joué ou qui jouent encore à Montpellier, il va falloir faire attention. NON MICKA tu le donnes pas à Dolenec ce ballon de la gagne à la 59e !!

Que la guigne se transmette en famille

Luka Karabatic est passé voir ses potes, mercredi, et a même dîné avec eux. On espère juste qu’il avait laissé sa poisse dehors. Parce que c’est quand même moche ce qui lui est arrivé. Tu passes tes matchs à mettre des taquets, à en prendre aussi, des vrais. Et puis sur une action anodine, un Japonais te retombe pile là où il ne faut pas sur la cheville. Bilan, retour à la maison dès le deuxième match d’une compétition à laquelle tu rêves depuis des années. « Sur une action à la con, comme ça, c’est triste, disait son frère Nikola à Lille, le week-end dernier. On se rend compte que ça peut arriver à tout le monde. A moi, aussi. » Noooooooooooooooooooooon.

Qu’on débarque avec un léger excès de confiance

Valentin Porte résume la chose ainsi : « C’est toujours le danger dans le sport. Quand on a peur de quelque chose, on se donne les moyens de bien le préparer, alors on arrive à 110 % et on fait un grand match. Et puis après, s’il y a baisse de vigilance, qu’on se dit "tout le monde est sorti c’est bon c’est facile", c’est à ce moment-là que la contre-performance arrive. » Voilà. C’est le genre de truc qui est arrivé au moins une fois à tous ceux qui ont déjà fait du sport en compétition dans leur vie. Quand c’est au premier tour du tournoi interentreprises de Trifouillis-les-Oies, on peut s’en remettre. Là, en revanche…

Que Vid Kavticnik sortent les dossiers qui font mal

Restons sur Nikola Karabatic deux minutes. Jeudi soir, il va affronter un de ses meilleurs amis, le Slovène Vid Kavticnik. Comme le raconte L’Equipe du jour, les deux hommes se sont connus à Kiel, en 2005. Ce qui les a d’abord rapprochés, c’est qu’ils étaient tous les deux célibataires. Les deux seuls de l’équipe, d’ailleurs, avec l’Allemand Dominik Klein. On imagine que Kavticnik a quelques petites anecdotes légèrement embarrassantes sur le boss des Bleus. Pas de manœuvre de déstabilisation, Vid, stp. Niko est quand même le parrain de ta fille.

Que les joueurs se mettent dessus lors du brief d’avant-match

Mercredi, on est allé demander à Guigou et Porte ce qu’ils pensaient de la Slovénie, et du match auquel ils s’attendaient par rapport au quart contre la Suède. Voilà ce qu’ils ont dit :

  • Guigou : « Physiquement, ils sont de plus en plus costauds quand même. Et dans le jeu, ça ne va pas être si différent. Ils écartent beaucoup avec leur demi-centre, ils ont un arrière gauche qui va monter au-dessus de notre défense pour tirer de loin, des arrières droits percutants et un jeu avec des montées de balle rapides. Il y a beaucoup de similitudes quand même ».
  • Porte : « Ils ont un beau jeu, porté par de belles individualités. Mais physiquement, ils piochent un peu parfois. Ça va être complètement différent de la Suède. La seule chose qui va être pareille, c’est l’intensité et l’importance du match. Mais ce sont deux styles opposés, on va le préparer complètement différemment ».

Euuuh, ok. Mettez-vous d’accord avant le match quand même, les gars, sinon ça pourrait poser quelques problèmes.

Que les Experts chopent la malédiction des sports co en France

Mondial de foot en 1998, Mondial de hand en 2001. Avant, le monde était simple. On organisait, on gagnait. Et là, le drame. Le Mondial de rugby et celui de hand féminin en 2007, l’Euro féminin de basket en 2013, la finale de la Coupe Davis en 2014, l’Eurobasket en 2015, l’Euro de foot et la finale de la Fed Cup en 2016… que des défaites crève-cœur. C’est la lose totale ces dernières années à la maison.

Qu’on joue la Norvège en finale

Souvenez-vous l’été dernier. Les Bleus battent le Danemark de trois buts en poule. Une semaine plus tard, ils retrouvent les Danois en finale, et on se dit que ça va le faire. Et là, boum, la défaite. Dimanche, on pourrait bien voir une finale France-Norvège. On les avait battus de combien, déjà, lors du premier tour ?*

Qu’Alain Juppé, Hillary Clinton et Manuel Valls s’en mêlent

Les favoris des sondages qui n’ont pas été foutus de gagner (oui on s’avance peut-être un peu pour l’un des trois), on n’en veut pas à moins de 2 km des joueurs de l’équipe de France. On a vérifié, pour Hillary ça devrait aller.

Qu’un astéroïde entre en collision avec la terre d’ici à dimanche

Ouais, là, ce serait vraiment couillon quand même. Et pas que pour le hand.

*31-28, pour ceux du fond qui préféraient construire une sarbacane avec leur effaceur plutôt que suivre le cours.