VIDEO. Mondial de handball: Le petit guide de la Slovénie pour être au top avant la demi-finale

HANDBALL C'est qu'on ne les connaît pas très bien, tout de même, ces Slovènes...

Nicolas Camus

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L'équipe de Slovénie fête sa qualification pour les demi-finales du Mondial de handball, le 24 janvier 2017 à Bercy.
L'équipe de Slovénie fête sa qualification pour les demi-finales du Mondial de handball, le 24 janvier 2017 à Bercy. — Michel Euler/AP/SIPA

Qui aurait imaginé, début janvier, que les deux matchs de préparation des Bleus contre la Slovénie à Toulouse puis Montpellier augureraient de ce qui se passerait trois semaines plus tard, en demi-finale du Mondial ? En tout cas pas nous, et à part dans un coin enfoui quelque part au fin fond de leur imaginaire, les Slovènes sans doute pas non plus. Les voilà pourtant bien là, derniers obstacles qui séparent la France de sa finale. Puisque l’on peut partir du principe que l’on connaît mal cette équipe, voici un petit guide de survie pour préparer ce match (et briller devant vos potes, éventuellement).

C’est quoi leur palmarès ?

Walou. Les Slovènes n’ont jamais rien gagné au hand. Ils ne comptent même qu’une médaille dans leur (il est vrai courte) histoire, en l’occurrence en argent aux JO 2004. A part ça, ils n’ont atteint qu’une fois les demi-finales d’un Mondial, en 2013. Pas la peine de vous faire un dessin sur la différence d’expérience avec nos Bleus. Si ? Bon…

Désolé...
Désolé... - DR

Ça joue comment au hand ?

Très bien ! Et ce n’est pas nous qui le disons, mais de vrais experts. La semaine dernière, lors de notre Facebook live, Jackson Richardson avait avoué être « en admiration » devant cette équipe. « Ils récitent le handball, c’est simple, c’est beau. La regarder jouer, c’était comme regarder la Croatie avant. C’est fluide. Ils ne jouent pas forcément sur la force mais avec beaucoup d’improvisation », avait-il détaillé.

Ses successeurs disent à peu près la même chose. « Ils connaissent bien le hand, ils savent tout faire, ils ont un jeu léger avec de belles combinaisons qui posent des problèmes à tout le monde, juge Valentin Porte. Ils manquent un peu de grands tireurs ou de joueurs très physiques, mais ils s’appuient sur un jeu léché, porté par de belles individualités. »

C’est qui, ces individualités ?

Citons pour commencer Miha Zarabec. Si l’écart entre la France et la Slovénie est passé de +2 à +7 entre les deux matchs de préparation, début janvier, c’est en grande partie parce qu’il était absent du second match. « C’est leur guide, leur meneur, celui qui les aide à avancer », résume Didier Dinart. A côté de lui, de beaux finisseurs, et notamment sur les ailes. Gasper Marguc, qui évolue dans le mythique club hongrois de Veszprem, a marqué plus de buts que n’importe quel joueur français (31). De l’autre côté, Blaz Janc est un gamin plein de talent en train de s’affirmer.

Marguc Gasper, comme Casper mais avec un G.
Marguc Gasper, comme Casper mais avec un G. - CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Les Français les connaissent bien ?

Assez, oui. Au-delà des deux récents matchs disputés, il faut savoir que le Slovène aime jouer en France, et plus particulièrement à Montpellier. Ils sont quatre dans ce cas : Borut Mackovsek et Matej Gaber y ont joué, Vid Kavticnik et Jure Dolenec y sont toujours.

« S’ils sont passés par là, c’est que ce sont de bons joueurs, se marre Micka Guigou, qui évolue dans l’Hérault depuis bientôt 20 piges (oui oui). Sérieusement, ces joueurs, ils ont tous amené quelque chose. Ils ont du talent, ils sentent le hand. On se connaît très bien, ils savent qu’il y a des choses qui risquent de moins passer contre nous. Mais l’inverse est vrai aussi. »

Ça, c'est Micka Guigou et Borut Mackovsek qui essayent de piquer le ballon à Mikkel Hansen lors d'un Montpellier-PSG en 2015.
Ça, c'est Micka Guigou et Borut Mackovsek qui essayent de piquer le ballon à Mikkel Hansen lors d'un Montpellier-PSG en 2015. - PHOTO PASCAL GUYOT / AFP

Il ne nous dirait pas vaguement quelque chose, leur sélectionneur, quand même ?

Et si, bien vu. Le Monténégrin Veselin Vujovic, en poste depuis juin 2015, a été un sacré joueur dans les années 80. Champion olympique en 1984 et du monde en 1986 sous le maillot de l’ex-Yougoslavie, il a été le tout premier handballeur de l’histoire élu meilleur joueur du monde IHF (en 1988). Depuis qu’il a repris en main l’équipe, la Slovénie progresse vite. Elle reste notamment sur de beaux JO, où après avoir terminé premier de sa poule ex aequo avec l’Allemagne (devant la Suède, le Brésil, la Pologne et l’Egypte), elle n’est sortie qu’en quarts face aux futurs champions danois.

Coucou Veselin !
Coucou Veselin ! - Michel Euler/AP/SIPA

Et au fait, c’est quoi leur parcours jusqu’ici ?

La Slovénie a pris la deuxième place du groupe B, derrière l’Espagne qui a été la seule équipe à la battre. Elle avait auparavant enchaîné trois victoires face à l’Angola, l’Islande et la Macédoine, et fait match nul contre la Tunisie. Le tout avec une moyenne de 30 buts inscrits par match. Les Slovènes ont ensuite facilement écarté la Russie en 8e de finale (32-26) puis ont fait la course en tête de bout en bout pour sortir le Qatar en quarts (32-30). Pas de doute, ils sont bouillants.