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« Je suis nul aux tirs au but », Pau Lopez se fait mentir face au Benfica

OM – Benfica : « Je suis nul aux tirs au but », Pau Lopez se fait mentir et tous les fans de l’OM avec lui

FOOTBALLPau Lopez a réalisé la parade décisive pour qualifier l’Olympique de Marseille en demi-finale de Ligue Europa lors de la séance de tirs face au Benfica Lisbonne, jeudi soir au stade Vélodrome
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • Le gardien de l’OM, Pau Lopez, a arrêté un tir au but décisif pour envoyer son équipe en demi-finale de Ligue Europa.
  • L’Espagnol a même plaisanté en zone mixte sur ses difficultés dans cet exercice.
  • Après plusieurs matchs compliqués, Pau Lopez a permis à l’OM de rester dans le jeu avec plusieurs parades décisives, avant de clore le spectacle.

Au stade Vélodrome,

Le gardien de l’Olympique de Marseille, Pau Lopez, s’est pointé en conférence de presse avec le sourire de celui qui venait de commettre le crime parfait : celui d’avoir qualifié son équipe pour les demi-finales de Ligue Europa contre le Benfica Lisbonne en stoppant le tir au but décisif.

Personne, ô grand personne, n’imaginait pourtant voir l’OM remporter cette séance de tirs au but, qui devenait de plus en plus inéluctable après le but libérateur, et égalisateur, de Faris Moumbagna (79e). Les traumatismes d’Annecy, en Coupe de France la saison dernière, du Panathinaïkos qui avait coûté la qualification en Ligue des champions en début de saison, ou encore de Rennes, cette saison en Coupe de France, sont passés par là. Avec un Pau Lopez presque tétanisé par l’exercice ou, face aux Grecs, remplacé juste avant la séance par Ruben Blanco, dans un coup tactique raté de Marcelinho, l'entraîneur de l'époque.

« Je dois dire la vérité »

Rebelote jeudi soir. Le portier de l’OM a choisi trois fois le bon côté, sur sa gauche, mais n’a jamais arrêté le ballon. Il a même touché le cuir sur le deuxième tir de Kokcu, sans pour autant l’empêcher de franchir la ligne. Jusqu’au quatrième tir, à sa droite celui-ci, qu’il a fini par détourner d’une main ferme. Interrogé sur ces quatre bons choix, l’Espagnol a concédé un fou rire si révélateur : « Je dois dire la vérité. Vous savez que je ne suis pas fort dans les tirs au but. Ce matin on a parlé avec Jon [Pascua, l’entraîneur des gardiens] et Ruben [Blanco]. Ruben a eu l’idée de décider de quel côté plonger avant le match. Je savais déjà où aller, donc ça m’a permis de ne pas trop y penser. Et j’ai choisi quatre fois le bon côté. Ce n’est pas juste moi, c’est aussi Ruben et Jon », a confié celui qui s’est immédiatement tourné vers ses deux conseillers après cet arrêt décisif.

Le gardien de l’OM a aussi bien été épaulé par ses supporteurs, qui ont clairement monté le volume au moment de la séance fatidique. Encore plus lorsqu’ils ont vu l’ancien joueur du PSG, Angel Di Maria, s’avancer pour frapper le premier. Habitués d’être traumatisé par l’ancien parisien, les supporteurs marseillais se sont cette fois bien vengés. En envoyant un vacarme dont seul le stade Vélodrome a le secret, à en faire vaciller un snipeur. Et Di Maria a vu son ballon mourir sur le poteau de Lopez, qui avait donc choisi le bon côté.

« Je connais mes points forts et mes points faibles, et j’assume. Ce soir on a fait les choses différemment, ça a marché. Ça ne change rien pour moi, j’essaye de faire mon travail, je suis heureux dès que je peux jouer ici. Il y a des choses que tu ne peux pas contrôler », a poursuivi le portier, interrogé sur le peu de confiance que lui accordent les supporteurs marseillais.

« Un des leaders du groupe »

Jeudi soir il leur a prouvé. Et bien avant la séance de tirs au but, que ses coéquipiers auraient pu ne jamais voir sans ses arrêts. D’abord à la 74e, lorsque ses défenseurs ont laissé Benfica faire une petite brésilienne dans leur surface, l’obligeant à une double parade pleine de tonicité. Puis à la 97e, avec une claquette devant ce diable de Di Maria toujours bien placé. Et enfin à la 107e minute, en sautant dans les pieds de l’entrant Cabral, pour contrer sa frappe au cours d’un temps faible marseillais.

« C’est un des leaders du groupe, il fait partie des trois ou quatre joueurs avec qui je parle le plus. Il était frustré sur ses derniers matchs, il ne prenait que des buts sur des centres en retrait plat du pied, sans pouvoir rien faire. Il est décisif dans ce match, il le mérite », l’a félicité son entraîneur, Jean-Louis Gasset.

Le gardien espagnol, pas rancunier, a même insisté pour remercier et féliciter le public, qui n’hésite pourtant pas à le prendre en grippe : « Ils font un gros travail pour nous, merci pour tout ce que vous donnez pour l’OM ». C’est surtout toi, qu’ils peuvent remercier.