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Le vestiaire du Barça se fissure après l’élimination face au PSG

FC Barcelone : Araujo vs Gündogan… Le vestiaire du Barça se fissure après l’échec face au PSG

Ligue des championsLe défenseur uruguayen, expulsé mardi, a froidement répondu ce jeudi à une question sur les reproches du milieu allemand
Nicolas Stival

N.S.

On ne dit pas que le groupe barcelonais ne vit pas bien. Simplement qu’il a connu des jours meilleurs. L’élimination en quarts de finale de Ligue des champions, mardi à domicile (1-4), après la victoire de l’aller à Paris (2-3), a visiblement laissé des traces côté Blaugrana.

Ce jeudi, Ronald Araujo a été interrogé sur les propos d’après-match d’Ilkay Gündogan. Le milieu allemand s’était montré très critique (sans le citer) à l’égard du défenseur uruguayen, expulsé dès la 29e minute pour une faute sur Bradley Barcola, un événement qui a changé le cours de la double confrontation.

« Dans ces moments cruciaux, tu dois être sûr de pouvoir récupérer le ballon », avait lancé le milieu allemand, déplorant un carton rouge qui a « tué » le Barça. « Si tu n’y arrives pas, tu dois laisser passer le joueur. » Toujours sans les mentionner, l’ancien de Manchester City avait aussi critiqué Robert Lewandowski (pour son « air marquage » sur le but de Vitinha) et João Cancelo (pour le penalty concédé en taclant Ousmane Dembélé).

« J’ai des codes et des valeurs »

« Je préfère garder pour moi ce que je pense au sujet des déclarations de Gündogan », a réagi Araujo, interrogé par des journalistes espagnols, alors qu’il présentait dans la capitale catalane un livre au bénéfice d’une fondation contre les cancers infantiles. « J’ai des codes et des valeurs, je pense qu’il faut les respecter. » Relancé par un confrère intrépide, le défenseur peroxydé a simplement lâché : « J’ai déjà répondu à cette question. »

On peut penser que les « valeurs » en question consistent à laver le linge sale en famille plutôt qu’à l’étendre en public, dans la zone mixte du stade de Montjuïc par exemple.

Rendez-vous dimanche pour le Clasico

Jules Koundé avait déjà réagi dans le sens d’Araujo mercredi, au lendemain du match. « D’ailleurs, on gagne comme une équipe et on perd aussi comme une équipe, toujours », avait glissé l’arrière droit français sur Instagram, après avoir confié son « immense déception ». Trois coéquipiers, Sergi Roberto, Marcos Alonso et Vitor Roque, avaient appuyé la publication de l’ancien Bordelais.

Gündogan, défendu de son côté par sa femme, risque de se sentir un peu seul dans le vestiaire du Barça ces prochains jours. Un bon résultat lors du Clasico, dimanche à Madrid, pourrait toutefois contribuer à alléger cette atmosphère pesante.