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« Avant les JO, il fallait que je pense à moi », confie Sandy Baltimore

PSG-OL : « J’avais tellement de rage », confie Sandy Baltimore, de retour au plus haut niveau après des périodes de doute

InterviewMalgré la défaite rocambolesque à Lyon (3-2), l'internationale française du PSG Sandy Baltimore est optimiste avant la demi-finale retour de Ligue des champions, dimanche (16 heures)
Antoine Huot de Saint Albin

Propos recueillis par Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Le PSG retrouve l’OL, dimanche au Parc des Princes, en demi-finale retour de Ligue des champions.
  • Les Parisiennes partent avec un petit but à rattraper, après leur défaite sur le fil dans le Rhône (3-2).
  • « 20 Minutes » s'est entretenu avec la Parisienne Sandy Baltimore pour évoquer ce match si particulier, mais aussi son retour au premier plan et les JO à venir.

Leur place en finale de la Ligue des champions était (presque) réservée à la 80e minute de jeu. Puis, le trou d’air. En 360 secondes, le PSG s’est effondré et a perdu la belle avance qu’il avait prise au Parc OL. De 0-2, on est passé à 3-2 pour les Fenottes. Alors, évidemment, du côté parisien, il y avait de la déception, de la frustration même, Jocelyn Prêcheur soulignant que Paris était retombé dans ses « travers mentaux ».

Mais, avec un seul but de retard, et un match à disputer au Parc des Princes, les coéquipières de Sandy Baltimore sont passées en mode commando pour le retour. Avec l’espoir, au-delà de cette demi-finale retour, de gagner pour la première fois la Ligue des champions. Pour cela, le PSG pourra compter sur son internationale française, qui avait fait souffrir le martyre à Selma Bacha à l’aller.

Affronter Lyon aussi souvent en Ligue des champions, est-ce que ça a vraiment un parfum européen ?

Si, quand même, on sent que c’est vraiment un match de coupe d'Europe. Et puis, il y a l’ambiance autour de ce match, il y aura beaucoup de monde au Parc, les supporteurs avec nous [plus de 20.000 places ont déjà été vendues]. Après, Lyon, on les connaît, c’est un vrai adversaire. On a l’habitude de jouer souvent contre elles, il y aura beaucoup d’intensité des deux côtés.

Avec le recul, que s’est-il passé, à l’aller, pendant ces six minutes où vous perdez totalement le fil de la rencontre ?

On était bien… Et il y a eu ce petit relâchement. Ça nous a « tuées », frustrées, on était vraiment énervées. Mais on n’était pas déçues de notre performance et de ce qu’on a pu montrer, car on gagnait quand même 2-0 chez elle. Après, elles étaient chez elle, il y avait leurs supporteurs, elles n’ont pas lâché. Sur le plan mental, elles se sont vraiment réveillées. Et puis, leurs changements les ont vraiment aidées. Mais bon, il n’y a qu’un seul but d’écart, c’est rien.

Jocelyn Prêcheur a évoqué des problèmes d’ordre mental. Est-ce quelque chose sur lequel vous avez travaillé cette semaine ?

Oui, on a bossé sur ça. On a un coach mental avec le groupe. On fait des séances durant lesquelles on parle de notre ressenti sur le terrain, avec les émotions, l’intensité, l’ambiance qu’il y a. Là, il y a aura beaucoup de monde derrière pour nous pousser.

Que pouvez-vous dire sur le redoutable trio que vous formez avec Marie-Antoinette Katoto et Tabitha Chawinga ?

Marie, ça fait longtemps que je le connais et depuis que je suis montée en pro, j’ai toujours joué avec elle. Donc, la connexion est bonne. Avec Tabitha [arrivée l’été dernier], ça s’est fait naturellement et rapidement. Ce sont deux très grandes joueuses et deux très bonnes attaquantes. Moi, j’ai un peu de libertés. Sur le match aller à Lyon, le coach m’avait mis piston, donc j’avais tout le couloir, mais il m’avait dit que je pouvais rentrer intérieur, comme à la fin de la première période, pour trouver l’attaquante. Je pouvais aller un peu partout.

Vous réalisez une de vos meilleures saisons sous le maillot du PSG…

Franchement, oui, je pense que je réalise une bonne saison, surtout comparée à celle de l’année dernière, où ce n’était pas facile. L’objectif était de revenir à mon niveau. J’ai travaillé sur le plan mental, avec mon coach mental personnel, qui m’a beaucoup aidé, comme ma famille, mes amis et mes agents. Je suis une personne qui ne va jamais lâcher malgré la difficulté, j’avais tellement de rage…

Est-ce que la non-sélection pour la Coupe du monde l’été dernier avec l’équipe de France a aussi servi de déclic ?

Pas vraiment. Ce sont les choix du coach. Il a décidé que je n’y participerais pas, OK. Maintenant, la Coupe du monde, c’est du passé, je n’allais pas rester focalisée sur ça.

Vous avez retrouvé l’équipe de France lors des derniers rassemblements. C’est de bon augure avant les JO, non ?

Avant les JO de Paris, il fallait que je pense à moi, à revenir à mon niveau, à retrouver confiance en moi, que j’ai du temps de jeu. Cette année, le coach me fait beaucoup plus confiance, donc je suis plus à l’aise, plus relâchée. Après, pour les JO, on verra, car il y a d’abord la Ligue des champions, la Coupe de France, les play-off, il y a beaucoup de choses. Mais si j’y suis tant mieux, on verra bien.