Borussia Dortmund – PSG : Sur un fil, les Parisiens évitent le pire et se qualifient pour les 8e de finale
Football•Menés au score et virtuellement éliminés pendant une partie du match, les Parisiens ont su revenir et ont profité de la victoire de Milan dans l’autre match du groupe pour se qualifierNicolas Camus
De notre envoyé spécial à Dortmund,
Un petit miracle. Voilà à quoi ont dû s’en remettre les Parisiens mercredi soir pour arracher leur billet pour les 8e de finale de la Ligue des champions, après s’être fait une énorme frayeur sur la pelouse du Borussia Dortmund. Mené au score au retour des vestiaires malgré un semi-remorque d’occasions en première période, alors qu’en plus Newcastle menait pendant ce temps face au Milan AC, le PSG s’en est finalement tiré grâce à l’égalisation de Zaïre-Emery et à la victoire des Milanais en Angleterre. Les Parisiens sont qualifiés pour la suite, mais ce match nul les cantonne à la deuxième place du groupe et ouvre la porte à un tirage compliqué lundi prochain.
Inefficacité chronique
On n’aurait jamais dû en arriver là dans cette soirée, tant les Parisiens ont eu leurs chances pour prendre le large au cours d’une première période très enlevée, sans que l’on sache trop si c’est grâce à la qualité des attaquants ou à la fébrilité défensive affichée des deux côtés. On a vogué pendant ces 45 premières minutes avec la sensation que chaque ballon porté dans les 25 mètres adverses pouvait faire but. De la toute première situation chaude, cette tergiversation du jeune Bynoe-Gittens alors qu’il avait tout le temps pour armer (2e), au face-à-face gâchouillé par Kolo Muani devant Kobel (45e), ça n’a pas arrêté.
Et si le BVB s’est également procuré des occasions franches, comme cette frappe non cadrée du latéral Wolf tout seul à 10 mètres (14e) ou cette reprise de près manquée d’Adeyemi à la suite d’une frappe repoussée difficilement par Donnarumma (32e), ce sont bien les Parisiens qui ont été les plus proches d’ouvrir le score. On se demande encore comment Lee Kang-In n’a pas réussi à reprendre à bout portant ce centre devant le but de Kolo Muani (16e), et encore plus comment Süle a pu courir si vite dans la minute suivante pour sauver sur la ligne une frappe de Mbappé que tout le stade voyait déjà au fond (17e). Quelques instants plus tard, le petit enroulé du pied droit de Barcola trouvait le poteau (20e). Ça faisait beaucoup, d’autant qu’à 1.000 km de là, Newcastle ouvrait le score et envoyait virtuellement Paris en Ligue Europa.
Des progrès attendus pour les 8e de finale
Les choses n’allaient pas s’arranger au retour des vestiaires, avec une perte de balle coupable de Hakimi qui se terminait par l’ouverture du score d’Adeyemi (51e). A ce moment-là, ça allait mal, très mal, et on était en train de se demander où on allait ranger le cataclysme en train de se dessiner dans l’étagère déjà bien garnie réservée aux désillusions européennes du PSG. Heureusement, Paris peut compter sur un gamin en or. Sur un ballon mal dégagé par la défense allemande, Zaïre-Emery attaquait la surface plein axe et plaçait sa frappe hors de portée de Kobel (54e). Quelques minutes plus tard, les Milanais égalisaient eux aussi à Newcastle et on commençait à retrouver un peu d’air.
La soirée aurait pu finalement se terminer en apothéose pour les Parisiens mais le but de la première place de Mbappé était annulé pour un hors-jeu limite limite détecté à la VAR (76e). Et comme Barcola a décidé de faire n’importe quoi à la conclusion d’un quatre contre deux à jouer deux minutes plus tard, le PSG doit donc se contenter de la deuxième place. Ça aurait pu être mieux, ça aurait pu être bien pire aussi. En tout cas, les Parisiens terminent cette première phase en tremblotant, incapables de gagner un match à l’extérieur, avec une assise défensive indigne d’un prétendant et une inefficacité offensive inquiétante. Il va falloir afficher des progrès notables pour ne pas voir la route s’arrêter brusquement en 8e de finale comme les deux dernières saisons.


















