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FOOTBALLLe PSG peut-il se faire sortir de la Ligue des champions avant les 8es ?

AC Milan – PSG : « Il a manqué pas mal de choses »… Paris doit-il craindre pour sa place en 8es de finale ?

FOOTBALLAprès avoir concédé une nouvelle défaite en Ligue des champions cette saison, mardi soir, à Milan, le spectre d’une élimination plane au-dessus de la tête des Parisiens
Marquinhos et Luis Enrique avaient la tête des mauvais jours après la défaite du PSG à Milan.
Marquinhos et Luis Enrique avaient la tête des mauvais jours après la défaite du PSG à Milan.  - Spada/LaPresse//SIPA / SIPA
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

L'essentiel

  • Le PSG s’est incliné pour la deuxième fois de la saison en Ligue des champions face à une équipe milanaise plus mordante et efficace.
  • Après ce revers, les Parisiens ont perdu la tête du groupe F et la qualification en 8es de finale est loin d’être acquise.
  • Un faux pas est interdit contre Newcastle dans deux semaines, au Parc des Princes, sous peine d’aller à Dormtund avec la trouille au ventre.

A San Siro,

Pour quelqu’un qui ne porte pas les journalistes dans son petit cœur, Luis Enrique ne se gêne pas en revanche pour en reprendre les éléments de langage jusqu’à l’écœurement. Comme après la saucée anglaise reçue à Newcastle, le coach du PSG a de nouveau sorti le joker « groupe de la mort » pour expliquer en partie les difficultés de son équipe, mardi soir, dans un San Siro bouillonnant de plaisir : « C’est le groupe de la mort, c’est pour ça qu’ils (les médias) l’ont appelé comme ça. »

Sans lui manquer de respect, il a bon dos le groupe de la mort, avec trois adversaires, Newcastle, Dortmund et Milan, qui n’ont rien de monstres européens et réalisent jusqu’ici un début de saison loin d’être flamboyant.

Soyons sérieux deux minutes, si les suiveurs du PSG se frottaient les mains en voyant l’identité des équipes composant ce groupe F, c’est surtout pour les ambiances de folie qui s’annonçaient aux quatre coins de l’Europe. Et sur ce point, en effet, on n’est pas déçu du voyage.

Après la folie pluvieuse de St James's Park, San Siro et ses 75.000 furieux ont été fidèles à leur réputation de volcan incandescent, réservant un accueil diabolique aux Parisiens et à leur (pauvre) gardien Gianluigi Donnarumma, pourri de bout en bout par ses anciens supporteurs.

Paris voyage mal quand le ton monte d’un cran

Le problème – et quel problème ! – c’est que ce PSG-là semble se décomposer à chaque fois qu’il doit jouer dans des ambiances électriques, loin de son cocon chéri du Parc des Princes. « On savait que ça serait compliqué. On a passé un match difficile avec les supporteurs. Mais ce n’est pas une excuse, a lâché Vitinha après le match au micro de Canal. On est entré dans le jeu de Milan et pas dans le nôtre. Ça ne nous a pas permis d’avoir le contrôle du match. On voulait contrôler le match en deuxième mi-temps mais le deuxième but (de Giroud) change tout. C’est difficile de trouver les espaces, d’avoir la patience pour inscrire un deuxième but. C’est difficile de parler à chaud mais… C’est triste. »

Aussi triste que la sensation laissée mardi soir par les Parisiens, celle d’une équipe qui se met à parler ouzbek dès que le niveau d’intensité s’élève un tant soit peu et que les adversaires croquent dans le ballon comme des morts de faim. Qu’il semble déjà loin le temps où Luis Enrique vantait le caractère de ses joueurs dans le pressing à la perte du ballon.

Enfin, loin pour nous, car le coach espagnol s’est à nouveau dit « satisfait de (ses) joueurs en termes d'attitude ». « On a ouvert le score, on s’est créé beaucoup d’occasions, on a essayé d’attaquer jusqu’au bout, a-t-il expliqué en conférence de presse. Le seul regret que j’ai ce soir est qu’on a aidé à rendre le match un peu fou. J’aurais aimé que ce soit un match de foot et pas de tennis, qu’on contrôle plus. »

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Lui qui avait prévenu la veille que son équipe imposerait son rythme et son jeu sans se soucier de celui de son adversaire, le pauvre a dû être déçu du résultat. S’il est vrai que Paris s’est procuré pas mal de situations chaudes en première période, certaines croquées par un Mbappé des mauvais jours, d’autres par la malchance, à l’image de cette frappe sublime de Dembélé sur la barre de Maignan, Paris s’est de nouveau montré trop friable quand il n’avait pas le ballon. Avec un milieu à trois dépassé par un Loftus-Cheek des grands soirs, le PSG manque clairement d’un créateur dans le cœur du jeu. Et d’un gars sachant garder le ballon sous pression avant de le ressortir proprement. Un gars du style de Marco Verratti, par exemple ? Oui, mais chut, il est interdit en haut lieu de dire que son départ n’était pas une bonne chose pour le club.

Quatre équipes pour deux places en 8e

Warren Zaïre-Emery a beau être un crackito en puissance, la rencontre de mardi a rappelé qu’il pouvait lui aussi avoir des jours sans du haut de ses 17 printemps. Tout comme Manuel Ugarte, qu’on avait pourtant pris l’habitude de tant aimer. Derrière, Hakimi et Lucas Hernandez sont rentrés dans le rang après un bon début de saison, tandis que la charnière Marquinhos-Skriniar voit flou dès qu’il y a un tant soit peu de vitesse en face, ce qui fut le cas à San Siro avec un Rafael Leão bien plus destructeur qu’au match aller. On le voit, du match de Milan, il n’y a rien à sauver ou presque. « Il a manqué pas mal de choses », a admis Mbappé lors de son passage éclair (1’22 montre en main) en zone mixte. On va essayer de réagir à la maison contre Newcastle. »

Il le faudra, en effet, car Paris a perdu la première place du groupe au profit de Dortmund, et sa qualification est loin d’être acquise. Avec quatre équipes se tenant en trois points, tout est encore possible et Paris peut même composter son billet pour les 8es dès le prochain match au Parc (ouf) contre les Maggpies si, dans le même temps, les Allemands tapent Milan à la maison. Mais le visage offert par les Parisiens mardi n’est pas de nature à rassurer ses supporters. Un faux pas contre Newcastle dans deux semaines au Parc est désormais interdit, car il faudrait alors se déplacer à Dortmund avec la trouille au ventre. Dortmund, son mur jaune et son ambiance bouillante. Celle-là même qui, cette saison en Ligue des champions, transforme les Parisiens en chatons.

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